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Emballages e-commerce : ce qui change en août 2026 et comment s’adapter

Mise à jour le 2 juin 2026

Le règlement européen PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation) fait évoluer le cadre applicable aux emballages, y compris pour les entreprises qui expédient des produits dans le e-commerce.  En pratique, cette évolution concerne toutes les TPE qui utilisent des colis, des matériaux de calage ou des systèmes de fermeture pour envoyer leurs commandes.

Pour une petite structure, le sujet est concret, car des choix plus lisibles en matière de logistique peuvent simplifier votre quotidien, tout en renforçant la conformité emballages de votre activité.

Alors, comment traduire cette évolution réglementaire en décisions simples pour une TPE e-commerce ?

Qu’est-ce qui change pour l’emballage e-commerce à partir d’août 2026 ?

Le règlement PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation) encadre la prévention, la réduction et la gestion des déchets d’emballages. Il concerne donc l’emballage colis utilisé pour l’expédition, mais aussi les emballages des produits eux-mêmes : suremballages, étuis, calages internes, protections ou éléments de présentation. Dans l’e-commerce, les sujets à surveiller portent notamment sur le dimensionnement, le vide inutile, la composition, la réduction de certains matériaux et, à terme, l’étiquetage et le réemploi.

Il s’inscrit dans une logique plus large que les règles déjà connues en France, comme la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire), en renforçant les objectifs de réduction des déchets d’emballages.

Concrètement, pour l’e-commerce, plusieurs sujets deviennent structurants :

  • la taille des colis (limiter les emballages manifestement surdimensionnés),
  • le vide dans les colis (réduire l’espace inutile qui oblige à ajouter trop de calage),
  • les matériaux de protection et de fermeture,
  • la composition des emballages (recyclabilité, quantité de matière utilisée et cohérence globale de l’emballage),
  • L’étiquetage et le réemploi.

Ces sujets s’inscrivent dans les objectifs de réduction prévus par le règlement PPWR, dont les cibles européennes sont fixées à 5 % en 2030, 10 % en 2035 et 15 % en 2040 par rapport à 2018. Pour les TPE e-commerce, l’enjeu est donc d’anticiper dès maintenant les ajustements les plus concrets : réduire les colis surdimensionnés, limiter le vide inutile, mieux choisir les matériaux et garder une logique claire dans ses choix d’emballage.

À ce stade, le cadre général est connu, mais certaines modalités pratiques d’application, de contrôle ou de sanction peuvent encore être précisées au niveau national ou par des textes complémentaires.

Comment rester conforme sans compliquer la logistique des commandes ?

Quels emballages faut-il revoir en priorité (dimension, vide) ?

Le levier le plus concret consiste à repérer les cas d’inadéquation évidente entre le produit et son emballage. Cela vise, par exemple, les colis trop grands pour leur contenu, les formats utilisés par habitude sur des commandes très différentes ou les envois qui exigent beaucoup de calage pour compenser un mauvais choix de boîte.

Pour avancer simplement, vous pouvez :

  1. Repérer les formats qui génèrent le plus de vide (cartons manifestement surdimensionnés, produits qui pourraient entrer dans un conditionnement plus ajusté, colis qui nécessitent trop de matériau de remplissage),
  2. Affiner votre gamme d’emballages selon les familles de produits, les pics de vente et les contraintes d’expédition.

Cette démarche peut avoir plusieurs effets positifs, notamment contribuer à mieux maîtriser les coûts d’expédition lorsque le poids volumétrique, la taille du colis ou la multiplication des formats deviennent pénalisants. Elle s’inscrit aussi dans une logique déjà explorée par certains acteurs de la livraison. La Poste a par exemple présenté une approche “mode Tetris”, qui consiste à optimiser le remplissage et l’organisation des colis pour gagner de la place, limiter le vide transporté et améliorer l’efficacité logistique.

Quels matériaux faut-il conserver, réduire ou remplacer ?

Deuxième levier concret : réévaluer les usages pour réduire les matériaux les moins utiles ou les plus systématiques. L’idée n’est pas de supprimer toute protection. Il s’agit de distinguer ce qui protège réellement le produit de ce qui compense un mauvais format ou relève d’une simple habitude.

Pour faire le tri, posez-vous trois questions :

  • ce matériau protège-t-il réellement le produit ?
  • peut-on en réduire la quantité ?
  • existe-t-il une alternative plus cohérente avec l’envoi ?

Vous pouvez ensuite classer vos choix de cette manière :

Type d’emballage ou matériauUtilité réelleQuand le conserver ?Quand envisager de le réduire ou de le remplacer ?
CartonContenir, protéger et structurer le colisSi le format est adapté au produit et limite bien les chocsSi le carton est systématiquement trop grand ou surdimensionné
Papier / kraft et frisette de calageCaler, combler un vide modéré, protéger légèrementPour des produits peu fragiles ou lorsque le vide reste limitéSi la quantité utilisée compense surtout un mauvais format de colis
Film plastique / bulleAbsorber les chocs, protéger les produits fragiles ou sensiblesPour les produits fragiles, cassables ou à forte valeurS’il est utilisé sur tous les colis sans distinction ou en double protection inutile
Adhésif / rubanAssurer la fermeture du colisSi la fermeture doit rester sécurisée pendant le transportSi plusieurs couches sont ajoutées sans utilité réelle ou par habitude
Pochettes, enveloppes et sacs d’expédition en plastique opaquesExpédier des produits plats, souples ou peu fragiles, comme certains vêtements ou accessoires textilesSi le format est adapté au produit, limite le vide et protège suffisamment le contenuSi ces emballages sont utilisés pour des produits qui nécessitent plus de tenue, une meilleure protection ou un autre niveau de sécurisation

Conseil : commencer par les usages les plus répétitifs et les moins justifiés.

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Quelle traçabilité minimale mettre en place pour justifier ses choix ?

Dernier levier pour sécuriser votre conformité : conserver une trace simple de vos choix d’emballage e-commerce. Il ne s’agit pas pour le moment de transmettre ces informations à une autorité, mais plutôt d’être capable d’expliquer votre logique si besoin : quel emballage est utilisé pour quel type de produit, pour quelle raison, avec quel niveau de protection, et dans quels cas ce choix pourrait être revu ?

Vous pouvez mettre en place dès maintenant :

  • une fiche simple par type d’emballage,
  • un tableau de suivi par produit ou famille de produits,
  • quelques critères écrits noir sur blanc : fragilité, taille, poids, destination, niveau de protection,
  • un classement par type d’envoi (commande multiproduits, mono produit, destination internationale, etc.)

Cette traçabilité minimale permet ainsi de limiter les décisions prises par automatisme. Elle vous aide aussi à garder une ligne claire si les exigences se précisent.

Réemploi, étiquetage et composition des emballages : ce qu’il faut anticiper ensuite

Après les formats, le vide et les matériaux, d’autres sujets vont progressivement prendre de l’importance dans la gestion des emballages e-commerce. Ils ne sont pas toujours les premiers chantiers à traiter pour une petite structure, mais ils méritent d’être anticipés.

Le réemploi peut d’abord être étudié sur certains cas simples, par exemple proposer des emballages réutilisables pour des retours clients ou des contenants adaptés à des envois récurrents.

L’étiquetage des emballages et des colis, leur composition et leur recyclabilité deviennent aussi plus structurants. Pour une TPE e-commerce, le bon réflexe consiste surtout à choisir des emballages dont les informations sont claires : matériaux utilisés, consignes de tri, recyclabilité, etc. Elle peut demander ces éléments à son fournisseur, les conserver dans son suivi interne et éviter d’ajouter des mentions environnementales trop générales ou difficiles à justifier.

Quels bénéfices concrets pour les professionnels de l'e-commerce ?

Revoir ses emballages ne sert pas seulement à suivre une évolution réglementaire. Ces ajustements peuvent contribuer à réduire certains coûts, à simplifier la préparation des commandes, à mieux protéger les produits et à renvoyer une image plus cohérente au client.

BénéficeEffet concret
Réduire certains coûtsUn emballage mieux ajusté peut limiter la consommation de matière, éviter certains achats inutiles et simplifier la gestion du stock.
Renforcer l’image de marque et l’engagement RSEUn colis sobre, cohérent et adapté au produit renvoie une image plus professionnelle, mais aussi plus soucieuse de son impact environnemental.
Améliorer l’expérience clientLe client reçoit un produit bien protégé, dans un emballage plus lisible et souvent perçu comme plus soigné.
Fluidifier la logistiqueDes formats plus cohérents et des choix d’emballage plus clairs facilitent la préparation des commandes, limitent les ajustements de dernière minute et peuvent contribuer à optimiser le traitement logistique par le transporteur.

Comment des fournisseurs et des solutions d’expédition peuvent-ils vous aider à choisir des emballages plus cohérents ?

Une TPE n’a pas toujours intérêt à multiplier seule les tests d’emballage ni à arbitrer sans appui entre format, protection, coût logistique et destination. Elle peut s’appuyer sur son partenaire d’expédition pour mieux calibrer ses choix.

Cet accompagnement peut aider à :

  • resserrer la gamme de formats,
  • éviter les références inutiles,
  • choisir des solutions adaptées aux types de produits expédiés,
  • raisonner l’emballage en cohérence avec le mode de transport, la fragilité du produit, les délais ou certaines contraintes de destination.

Pour choisir un fournisseur ou un partenaire d’expédition, plusieurs critères peuvent donc être pris en compte : la pertinence des solutions proposées, la lisibilité des formats, la capacité d’accompagnement, mais aussi l’engagement éco-responsable du partenaire. Entreprise à mission depuis 2021, le groupe La Poste s’engage et entend par exemple diminuer de 90% ses émissions de CO2 d’ici 2040 (vs 2021).

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