
Comment utiliser des flyers pour dynamiser votre communication ?
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Mise à jour le 14 septembre 2026
Selon le 21ᵉ Baromètre GreenFlex-ADEME de la consommation responsable (juin 2025), 81 % des Français déclarent avoir besoin de preuves concrètes pour croire aux engagements RSE des marques.
La communication RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) n'échoue donc pas toujours par manque de sincérité, mais par des erreurs de forme et de méthode, souvent évitables. Alors, comment les éviter ?
Les bonnes pratiques présentées dans cet article ne sont pas exhaustives. Le cadre réglementaire de la communication environnementale évolue vite, entre le droit français (loi Climat et résilience) et le droit européen (directive EmpCo), et les sanctions en cas de manquement peuvent être lourdes. Avant de vous lancer dans une communication RSE, informez-vous sur la législation et les bonnes pratiques en vigueur au moment de la publication de vos messages, pour ne pas vous retrouver pris en défaut.
La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) désigne l'ensemble des pratiques volontaires par lesquelles une entreprise intègre des préoccupations sociales, environnementales et économiques dans son activité et ses relations avec ses parties prenantes (collaborateurs, clients, fournisseurs, territoire, etc.).
La communication RSE est le fait de rendre visibles ces engagements auprès des clients, partenaires, collaborateurs et candidats. Elle ne crée pas la démarche RSE, elle la relaie. Une bonne communication RSE ne compense jamais une démarche fragile : elle la rend simplement lisible.
Une communication RSE mal maîtrisée expose l'entreprise à plusieurs types de risques, dont voici quelques exemples parmi les plus fréquents.
Sur le plan réputationnel, elle expose à des accusations de greenwashing (communiquer sur des engagements écologiques exagérés ou infondés). Le risque est réel même pour une petite structure, dès qu'un client, un salarié ou un partenaire relaie publiquement le décalage constaté.
Sur le plan légal, le cadre se durcit : en France, la loi Climat et résilience encadre déjà les allégations environnementales trompeuses, et la directive européenne EmpCo, applicable à compter du 27 septembre 2026, interdit les allégations génériques non prouvées ("écologique", "durable"...).
Ou encore, sur le plan des Ressources Humaines (RH), un discours RSE qui ne correspond pas au vécu des équipes peut fragiliser la marque employeur et la confiance interne, plutôt que la renforcer.
Malgré ces risques importants, des erreurs de communication RSE restent très fréquentes chez les petites entreprises, même si elles sont souvent commises de bonne foi, sans intention de tromper.
Cette erreur consiste à donner à une action ponctuelle ou partielle une portée qu'elle n'a pas dans la réalité : un phénomène que les experts en communication RSE appellent le "discours fragmenté".
L’exemple typique est celui d’une TPE qui ne recycle que ses emballages carton et qui communique sur "un engagement pour une activité 100 % éco-responsable". La même entreprise pourrait à la place annoncer "nous recyclons l'intégralité de nos emballages carton depuis 2025" (à condition, bien sûr, que ce recyclage soit effectivement total et qu'elle soit en mesure de le prouver si on le lui demande).
Affirmer un engagement RSE sans l'appuyer sur un chiffre, une date, une méthode ou un document consultable est une erreur très courante.
Dire "nous limitons notre impact environnemental" (affirmation vague, non vérifiable) plutôt que "nous avons réduit de 15 % le volume de nos déchets non triés entre 2024 et 2025, grâce à la mise en place du tri sélectif dans nos locaux" (chiffré, daté, vérifiable) est un exemple représentatif.
Ici, l’allégation ne peut pas être étayée et devient, par nature, un terrain fragile en cas de contestation par un client, un concurrent ou une association.
Quelles preuves sont accessibles à une petite structure ?
Attention ! Pour qu’un engagement RSE devienne un argument de vente ou de recrutement central, mieux vaut viser sur une vérification par un organisme tiers indépendant (OTI). Cette dernière donne un tout autre poids à une allégation, puisqu'elle repose sur un regard extérieur et non sur la seule parole de l'entreprise.
La directive européenne EmpCo (UE 2024/825), en application à compter du 27 septembre 2026, interdit les allégations environnementales génériques ("écologique", "durable", "respectueux de l'environnement"...) formulées sans preuve de performance environnementale reconnue.
En France, c'est la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) qui contrôle l'application de ces règles. Le ministère de la Transition écologique détaille par ailleurs le dispositif complet de lutte contre l'éco-blanchiment publicitaire. Un contrôle peut se déclencher via un signalement de consommateur, une enquête thématique programmée, ou une plainte d'une association de consommateurs. Les sanctions peuvent atteindre 4 % du chiffre d'affaires annuel au niveau européen ; la France conserve un plafond national pouvant aller jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires pour les pratiques commerciales trompeuses.
Cette erreur consiste à employer des termes génériques et non définis ("vert", "responsable", "éthique") ou à formuler une promesse qui dépasse ce que l'entreprise peut réellement tenir dans les délais annoncés.
Exemple concret : écrire "nous visons la neutralité carbone" (formule ambitieuse, sans méthode ni échéance précisée) plutôt que "nous avons identifié nos 3 principaux postes d'émissions et prévoyons de réduire le premier de 20 % d'ici 2027" (engagement borné, progressif, assumé comme une étape).
Un vocabulaire flou laisse en effet le lecteur libre d'interpréter le message au sens le plus large. L'interprétation peut ensuite être jugée trompeuse si elle ne correspond pas à la réalité. Une promesse trop ambitieuse expose aussi à un risque de "retour de bâton" si elle n'est pas tenue dans les temps annoncés.
Pour aller plus loin : Le storytelling au service de votre entreprise
Enfin, une dernière erreur fréquente consiste à concentrer toute sa communication sur le seul volet écologique, en laissant les autres dimensions dans l'ombre.
Une entreprise qui communique exclusivement sur le tri de ses déchets ou sa consommation d'énergie, sans jamais mentionner ses pratiques d'achats responsables, l'intégration d'un salarié en situation de handicap, ou son partenariat avec des fournisseurs locaux (alors que ces actions existent bel et bien dans l'entreprise) est une erreur.
Cela donne une image tronquée de la démarche RSE réelle de l'entreprise, et peut renforcer le soupçon de greenwashing par contraste, le volet environnemental étant le seul couvert par la communication.
Pour aller plus loin : 9 actions RSE concrètes pour les TPE
Listez les messages RSE déjà diffusés (site, réseaux sociaux, supports commerciaux) et vérifiez, pour chacun, s'il est daté, chiffré et vérifiable. Cela permet d'identifier l'erreur la plus préjudiciable et d'y remédier en priorité.
Sensibiliser les quelques personnes impliquées dans la communication (dirigeant, salarié en charge du marketing, alternant) aux erreurs les plus fréquentes évite qu'elles se reproduisent par méconnaissance plutôt que par choix.
Par exemple des ateliers collectifs de sensibilisation aux enjeux climat (type Fresque du Climat, en format court de 2h, accessible aux petites structures) existent pour monter en compétences sur les fondamentaux de la RSE et de sa communication, sans mobiliser un budget formation lourd.
Quelques outils gratuits existent pour structurer et vérifier sa communication RSE avant publication : ils permettent de gagner du temps sans expertise préalable. L'ARPP, l'organisme français d'autorégulation de la publicité, publie notamment des recommandations dédiées au développement durable, à consulter avant toute campagne à connotation environnementale.
Pour aller plus loin : 8 bonnes raisons de lancer votre newsletter !
L'ADEME propose des tests gratuits en ligne pour auto-évaluer vos messages de communication environnementale avant publication. Il permet d'identifier les risques de greenwashing et propose des pistes d'amélioration, sans expertise juridique ou technique préalable.
Avant de publier un message RSE, vérifiez bien que :
Pour aller plus loin : Comment communiquer ses engagements RSE auprès de ses clients ?
Diffuser des messages RSE cohérents et traçables auprès de ses clients et partenaires demande des outils adaptés à chaque canal. Les solutions de communication du Groupe La Poste couvrent l'ensemble de la chaîne. Les campagnes papier s'appuient par ailleurs sur des papiers labellisés FSC ou PEFC, des imprimeurs certifiés Imprim'Vert et une flotte de distribution largement électrique.
Point de vigilance : Avant de vous lancer dans la communication RSE, renseignez-vous bien sur la législation et sur les bonnes pratiques en vigueur afin d’éviter tout écueil.
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