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Jean Fautrier 1898 – 1964

Les boîtes de conserve, 1947

Jean Fautrier est considéré avec Jean Dubuffet, comme l’un des peintres le plus représentatif de l’art informel en France.

Il est né le 16 mai 1898 à Paris. Au début des années 1910, il s'installe avec sa mère à Londres ou il suit des études d’art à la Royal Academy, puis à la Slade School de Londres. Il est très marqué dès cette époque par les travaux de Turner qui restera pour lui une référence tout au long de sa vie.
En 1917, il est mobilisé dans l'armée française et se trouve gazé dans les tranchées près de Montdidier

Il revient à Paris en 1920. Influencé par la peinture expressionniste, il peint alors des tableaux de facture réaliste. Jean Fautrier peint et dessine des portraits, des nus et des bêtes écorchées. Sa première exposition personnelle sera organisée en 1924.

 

En 1925, Jean Fautrier devient le véritable précurseur de l’art informel. Il traverse une période de recherche qu’il qualifiera de « saison en enfer ». Il réalise une œuvre lyrique, des séries de paysages, de nus noirs dont Jean Paulhan dira qu’ils sont « plus nus que nature ».

 

Pendant la seconde guerre mondiale, Jean Fautrier sera un résistant actif. Il devra se cacher à partir de l’année 43 et habite la maison de Chateaubriand dans la Vallée aux Loups. Il entreprend une série de collages matiéristes, de dessins peints à l’huile sur papier. Ces travaux constituent « Otages » et « Massacres », un ensemble de portraits sensibles où l’artiste se veut témoin de la mémoire des victimes des atrocités nazies.

Fautrier expérimente avec cette série une technique nouvelle et invente  la « haute pâte », travaillant la matière par couches épaisses de blanc d’Espagne, de pastel, d’huile et de colle, sur plusieurs épaisseurs de papier.

Durant 10 ans entre la série des Otages et celle des Têtes de Partisans, il peint des objets dans cette même matière, la « haute pâte », dont  « les boîtes de conserve ».

Leur volume et leur matériau y sont presque palpables, cette œuvre illustre le travail de Fautrier autour de la représentation de la lumière et de l’espace.
Dans les années 50, son œuvre devient plus abstraite ; toujours, Jean Fautrier continuera à « dire » la souffrance des survivants et il reprend des séries de paysages sombres. Son œuvre fascine Jean Dubuffet et Malraux. Sanguines, sculptures, lithographies et gravures, l’artiste, sans cesse à la marge, travaille ses œuvres comme une chair vivante. Il reçoit le grand prix de la Biennale de Venise en 1960.

 

Jean Fautrier décède en 1964 à Châtenay-Malabry (France).

Auteur : Jean Fautrier ; Metteur en page : Stéphanie Ghinéa

Impression : Héliogravure

 

Format du timbre : 52 mm x 40,85 mm               Valeur faciale du timbre : 1,65€

Tirage : 1 000 000  d’exemplaires

Mentions  : création Jean Fautrier©ADAGP Paris 2013. ©Musée d’Art Moderne / Roger-Viollet.

Le timbre sera vendu en avant-première les 11 & 12 juillet 2014 à :

 ▪  Paris(75)
 Le Carré d’Encre,  de 10 h à 18 h, 13 bis rue des Mathurins, 75009 Paris.