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Le pont de Nyons, Drôme-2956

Présentation générale

Nyons, chef-lieu d'arrondissement situé au cœur de la Drôme provençale là où la vallée de l'Eygues débouche des préalpes des Baronnies, offre au visiteur une œuvre qui force l'admiration de nos contemporains : un pont bâti aux XIVe et XVe siècles dont l'arche de 40 mètres d'ouverture et de 18 m de hauteur est une des plus hardies du Midi. Sa construction s'inscrit dans le mouvement de renaissance des villes au XIIIe siècle et a été rendue possible grâce à l'action de ces frères pontifes venus d'Italie qui ont fait revivre en France, aux XIIIe et XIVe siècles l'art de bâtir les ponts. Parmi leurs œuvres, citons le pont Saint-Bénezet à Avignon, ceux de Bonpas sur la Durance et de la Guillotière à Lyon et celui de Saint-Esprit sur le Rhône. Nyons vit les premières fondations du pont s'élever en 1341 sur chacune des rives de l'Eygues. Par manque d'argent, les travaux furent interrompus. Il reprirent en 1361 mais la construction fut à nouveau rapidement abandonnée. Un troisième marché passé devant notaire en 1398 confia l'entreprise à Guillaume de Pays, carrier et charpentier de Romans. L'acte rappelait l'impérieuse nécessité de mener à bien l'ouvrage, "pour éviter les dommages, dangers et submersions qui se produisent et ont lieu chaque année dans l'eau d'Eygues (...) comme pour la communauté et l'utilité de notre souverain le Dauphin et pour l'accroissement des avantages en ce lieu de Nyons et de toute la chose publique". Les ressources ne tardèrent pas à affluer d'autant mieux que l'évêque de Valence accordait 40 jours d'indulgence aux donateurs. De même, de nombreux Nyonsais léguèrent par testament d'importantes sommes, complétées par le "vingtain", prélèvement obligatoire du vingtième des récoltes. Enfin, le pont est inauguré en 1409 par l'évêque de Vaison. Une tour carrée fut placée en son milieu pour y percevoir le péage. Pour accéder au tablier du pont, l'ancien chemin de Mirabel, situé en contrebas, empruntait d'abord un passage voûté spécialement aménagé à la base de l'édifice à travers la culée de gauche, d'où le dicton : "A Nyons, pour passer sur le pont, il faut d'abord passer en dessous". En 1692, le pont soumis aux vives poussées d'une violente crue menace de s'effondrer. La communauté réagit et engage des travaux de consolidation. Depuis, le pont a bravé les crues les plus terribles de l'Eygues sans chanceler, pour la plus grande commodité des Nyonsais et pour le bonheur des philatélistes.

Titre Le pont de Nyons, Drôme
N° Yvert et Tellier 2956
Pays émetteur France
Lieux Premier Jour Nyons

Date Premier Jour 20/05/1995
Date de vente générale 22/05/1995
Date de retrait 16/02/1996

Création

Auteur Luquet, Eve

Graveur Luquet, Eve

Mise en page Bridoux, Charles
Luquet, Eve

Droits de reproduction N.C.
Mode d'impression Taille-douce
Particularité N.C.

Caractéristiques

Format Paysage
Type de support Papier gommé
Hauteur Timbre 26 mm
Largeur Timbre 40 mm
Présentation N.C.
Hauteur de l'ensemble N.C.
Largeur de l'ensemble N.C.
Valeur faciale 4.4 NFR
Prix N.C.
Surtaxe N.C.
Bénéficiaire de la surtaxe N.C.
Destination N.C.
Tirage 6 144 929

Thématiques

Thèmes Architecture
Tourisme
Sous-thèmes Architecture urbaine
Architecture fluviale et maritime
Série Tourisme et Culture

Personnes N.C.
Lieux Drôme
Nyons

Région Rhône-Alpes

Evènement N.C.
Reconnaissance Grand prix de l'art philatélique