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Jean-Baptiste Siméon Chardin-3105

Présentation générale

En 1728, Jean-Baptiste Chardin a 29 ans et expose place Dauphine à Paris plusieurs natures mortes dont La Raie et Le Buffet, aujourd'hui au musée du Louvre. Il devient la même année, grâce à l'appui de Nicolas de Largillière, membre de l'Académie royale «dans le talent des fruits et des animaux». Isolé dans son époque, évoluant en marge des modes et des courants, celui qui disait : «on se sert des couleurs, mais on peint avec le sentiment», saura élever au plus haut niveau de la peinture quelques thèmes d'une extrême simplicité, qui furent, jusqu'à sa mort, au cœur même de son existence quotidienne. Ainsi, Chardin s'attache à donner vie, inlassablement, aux choses les plus humbles et les plus familières, un pichet et un verre rempli de vin, un bocal d'olives et une brioche, un poisson et un lièvre morts abandonnés sur une table ou encore une grappe de raisin et quelques grenades savamment disposées sur un buffet. Qu'il s'agisse de natures mortes ou de scènes de genre, le plus souvent liées à l'intimité domestique, le peintre évite les pièges du récit purement descriptif ou simplement anecdotique, mais impose la présence silencieuse des choses ou des figures dans un espace clos intemporel dont l'émotion n'est jamais absente. L'ordonnance rigoureuse de chacun des éléments dont le rôle évolue en fonction des rapports de masse, la répartition extrêmement savante de la lumière, l'opulence de la matière
traitée en touches épaisses et somptueuses ainsi que la science consommée des valeurs chromatiques confèrent à l'ensemble un sentiment d'équilibre et d'harmonie qui touche à l'universel. Diderot ne s'y était d'ailleurs pas trompé, lorsque dans son compte rendu du Salon de 1763, il évoque ainsi le peintre : «...C'est celui-ci qui entend l'harmonie des couleurs et ses reflets. O Chardin, ce n'est pas du blanc, du rouge, du noir que tu broies sur ta palette, c'est la substance même des objets, c'est l'air et la lumière que tu prends à la pointe de ton pinceau, et que tu attaches sur la toile... » Plus loin, le philosophe du Siècle des Lumières ajoute : «...Approchez-vous, tout se brouille, s'aplatit et disparaît. Éloignez-vous, tout se crée et se reproduit... »
Maïten Bouisset

Titre Jean-Baptiste Siméon Chardin
N° Yvert et Tellier 3105
Pays émetteur France
Lieux Premier Jour Paris

Date Premier Jour 27/09/1997
Date de vente générale 29/09/1997
Date de retrait N.C.

Création

Auteur Lambert, Pierrette

Graveur N.C.
Mise en page Baras, Aurélie

Droits de reproduction N.C.
Mode d'impression Héliogravure
Particularité N.C.

Caractéristiques

Format Paysage
Type de support Papier gommé
Hauteur Timbre 41 mm
Largeur Timbre 50 mm
Présentation N.C.
Hauteur de l'ensemble N.C.
Largeur de l'ensemble N.C.
Valeur faciale 6.7 NFR
Prix N.C.
Surtaxe N.C.
Bénéficiaire de la surtaxe N.C.
Destination N.C.
Tirage 5 684 074

Thématiques

Thèmes Personnage célèbre
Art
Sous-thèmes Personnage artistique
Peinture
Série Tourisme et Culture

Personnes Chardin, Jean-Baptiste Siméon

Lieux N.C.
Région N.C.
Evènement N.C.
Reconnaissance N.C.