Réforme du DPE : comprendre ce qui va changer à partir de 2026

La réforme du Diagnostic de Performance Energétique (ou DPE) qui entrera en vigueur début 2026 bouleverse le mode de calcul énergétique des logements français. Cette évolution majeure concerne directement l'électricité et promet de transformer l'étiquette énergétique de centaines de milliers de biens immobiliers. 

Le coefficient de conversion de l'électricité passe, en effet, de 2,3 à 1,9. Cette modification technique aura des répercussions concrètes sur votre diagnostic de performance énergétique et pourrait améliorer significativement la classe de votre logement. Décryptage.

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Nouveau calcul énergétique : les changements techniques

Coefficient de conversion revu à la baisse

Le facteur de conversion de l'énergie finale en énergie primaire pour l'électricité connaît une baisse substantielle. Concrètement, pour 1 kilowatt-heure d'électricité utilisée dans votre logement, le calcul considérera désormais qu'il a fallu dépenser 1,9 kWh d'énergie primaire, contre 2,3 kWh auparavant. 

Pourquoi cette réforme ? Cette harmonisation souhaite s’aligner sur les standards européens. Elle corrige une inégalité de traitement qui pénalisait l'électricité par rapport au gaz ou au fioul importés. Pour ces derniers, le facteur de conversion reste égal à 1, car elles sont directement livrées et consommées dans le bâtiment.

Application automatique dans tous les diagnostics

Pour faire simple, tous les DPE ou audits énergétiques édités à compter du 1er janvier 2026 intégreront automatiquement ce nouveau coefficient. Vous n'aurez aucune démarche particulière à effectuer. Les diagnostiqueurs utiliseront directement la nouvelle méthode de calcul pour établir l'étiquette énergétique de votre bien. 

Cette évolution vise spécifiquement à améliorer le classement des logements équipés de systèmes de chauffage électriques. Elle encourage également le remplacement des chaudières fossiles par des pompes à chaleur ou l'installation de chauffe-eau thermodynamiques.

Impact sur le marché immobilier

Des logements qui sortent de la catégorie des passoires énergétiques

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : environ 850 000 logements devraient abandonner leur statut de passoire énergétique grâce à cette réforme. Ces biens, actuellement classés F ou G, bénéficieront d'une meilleure étiquette DPE. 

Pour contextualiser cette donnée, rappelons que le parc de résidences principales comptait 4,8 millions de passoires énergétiques au début de l'année 2024. Cette réforme représente donc une amélioration pour près de 18% de ces logements problématiques.

Conséquences pour la location et la vente

Aucun logement ne verra son étiquette se dégrader suite à cette modification. Cette garantie rassure les propriétaires qui craignaient un impact négatif sur la valeur de leur bien. Au contraire, de nombreux logements chauffés à l'électricité gagneront une ou plusieurs classes énergétiques. 

Cette évolution influence directement les obligations de location. Les biens qui sortiront des classes F et G échapperont aux restrictions progressives imposées aux passoires énergétiques. Ils pourront continuer à être mis en location sans travaux de rénovation obligatoires.

Travaux de rénovation énergétique : une nouvelle donne

L'électricité retrouve sa compétitivité

La réforme rééquilibre la perception des différentes énergies dans le calcul du DPE. L'électricité, énergie fortement décarbonée, n'est plus artificiellement pénalisée face aux énergies fossiles. Cette correction technique influence les choix de rénovation des propriétaires. 

Les travaux d'isolation restent prioritaires pour améliorer les performances énergétiques. Cependant, le changement de système de chauffage vers des solutions électriques performantes devient plus attractif. Les pompes à chaleur, notamment, voient leur intérêt renforcé par cette nouvelle méthode de calcul.

Stratégies de rénovation repensées

Cette évolution du DPE modifie l'ordre de priorité des travaux énergétiques. Les propriétaires de logements équipés de chauffages électriques peuvent désormais envisager des améliorations ciblées plutôt qu'un changement complet de système énergétique. L'installation d'équipements électriques performants devient plus cohérente avec les objectifs d'amélioration du DPE. Les chauffe-eau thermodynamiques ou les systèmes solaires combinés gagnent également en attractivité pour les projets de rénovation.

Bon à savoir

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Démarches pratiques pour les propriétaires

Mise à jour gratuite des diagnostics existants

Rassurez-vous : vos DPE édités avant cette réforme restent valables pendant leur durée de validité de 10 ans. Toutefois, vous pouvez bénéficier d'une mise à jour gratuite si le nouveau mode de calcul améliore votre classement énergétique. 

Cette actualisation ne nécessite aucune nouvelle visite de diagnostiqueur. Vous pouvez l'effectuer directement sur le site de l'Observatoire DPE-Audit de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). La démarche est entièrement dématérialisée et vous permet d'obtenir rapidement votre nouvelle étiquette énergétique.

Accompagnement et ressources disponibles

Une foire aux questions dédiée est accessible sur le site RT-RE-bâtiment pour vous éclairer sur les modalités de cette évolution. Ces ressources officielles vous guident dans la compréhension des changements et leurs implications pratiques.

Cette réforme du DPE marque une étape importante dans l'évolution des politiques énergétiques françaises. Elle rééquilibre le traitement des différentes énergies tout en maintenant les objectifs d'amélioration de la performance énergétique des logements. Pour les propriétaires, elle ouvre de nouvelles perspectives de valorisation de leur patrimoine immobilier et simplifie certains choix de rénovation énergétique.