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Joséphine Baker (1906-1975)-2899

Présentation générale

«Alors entre en scène un personnage étrange... qui marche les genoux plîés, vêtu d'un caleçon en guenilles et qui tient du kangourou boxeur et du coureur cycliste.»
Ainsi le journal «Candide» décrit-il, en octobre 1925, la révélation de la dernière «Revue nègre.»
Joséphine Baker a presque 20 ans : elle est née en 1906, à Saint-Louis, aux Etats-Unis. Elle vient d'arriver à Paris, avec la compagnie «Black Birds». Le public du théâtre des Champs-Elysées découvre, médusé, cette splendide fille presque nue, qui chante d'une voix suave et danse sur un rythme stupéfiant. D'aucuns crient au scandale et à la lubricité, mais tout Paris se bouscule.
La silhouette sculpturale de Joséphine Baker restera à jamais attachée aux années folles, période où les Français oublient la Grande Guerre en se jetant dans l'insouciance et la création. Paris est alors le centre de toutes les audaces culturelles, et Montparnasse le quartier où tout se passe. Cocteau et Aragon tiennent salon au Jockey. Picasso discute littérature avec Henry Miller. Les «Jazz bands» se déchaînent dans les cabarets. Coco Chanel habille les femmes de bleu marine et de blanc - «comme les écoliers», s'indignent les tenants du bon goût. Et Joséphine Baker promène sa panthère en laisse à la terrasse des cafés...
Artiste de music-hall, elle s'est aussi consacrée au cinéma. A l'époque du muet d'abord, dans deux films tournés en 1927 par Mario Nalpas : «La Revue des revues» et «La Sirène des Tropiques». Puis, après l'arrivée du parlant, dans «Zou-zou» de Marc Allégret, avec Gabin (1934), «Princesse Tam-tam» (1935) et «Fausse alerte» (1939), où elle tient un rôle de second plan. Sa carrière à l'écran, exclusivement française, s'est arrêtée là. Sans doute le cinéma n'a-t-il pas su lui proposer des rôles sortant de l'exotisme facile où la cantonnait sa peau noire.
Joséphine Baker a consacré la fin de sa vie aux nombreux enfants qu'elle avait adoptés et au milieu desquels elle vivait dans son château des Milandes, en Périgord. Près de vingt ans après sa mort, en 1975, sa plus célèbre chanson, qui fit les grandes heures du casino de Paris, est encore sur beaucoup de lèvres : «J'ai deux amours, mon pays et Paris»...

Titre Joséphine Baker (1906-1975)
N° Yvert et Tellier 2899
Pays émetteur France
Lieux Premier Jour Castelnaud la Chapelle

Date Premier Jour 17/09/1994
Date de vente générale 19/09/1994
Date de retrait 14/04/1995

Création

Auteur N.C.
Graveur N.C.
Mise en page Siran, Evelyne
Miehe, François

Droits de reproduction © Notice L'Adresse Musée de La Poste, Paris / Tous droits réservés © Photo L'Adresse Musée de La Poste, Paris / Tous droits réservés
Mode d'impression Héliogravure
Particularité N.C.

Caractéristiques

Format Portrait
Type de support Papier gommé
Hauteur Timbre 40 mm
Largeur Timbre 20 mm
Présentation N.C.
Hauteur de l'ensemble N.C.
Largeur de l'ensemble N.C.
Valeur faciale 2.8 NFR
Prix N.C.
Surtaxe 0.6
Bénéficiaire de la surtaxe Croix-Rouge

Destination N.C.
Tirage 1 416 202

Thématiques

Thèmes Personnage célèbre
Art de vivre
Art
Sous-thèmes Personne morale
Aide humanitaire
Personnage artistique
Musique
Art du spectacle
Série Personnages célèbres

Personnes Croix-Rouge
Baker, Joséphine

Lieux N.C.
Région N.C.
Evènement N.C.
Reconnaissance N.C.