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17 % des routes non concédées par l'État(1), soit 2 040 km sur un total de 12  000 km, sont gravement endommagées. C’est le principal constat du rapport remis par les cabinets Nixbus et IMDM à la ministre des Transports, Élisabeth Borne, en juillet 2018.

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innover pour préserver le patrimoine routier

Soumis à un intense trafic (4 millions d’automobilistes chaque jour, soit 18,5 % du trafic routier), aux aléas climatiques (infiltrations d’eau, gel…) et victime d’un sous-investissement chronique depuis 10 ans, le réseau routier national non concédé s’est fortement dégradé et est devenu extrêmement accidentogène. Actuellement, le budget annuel d’entretien et de remise en état du réseau est de 666 millions d’euros par an. Si aucun effort supplémentaire n’est entrepris avant 2022, ce sont 62 % des routes qui seront dégradées et il faudra ensuite investir 1,3 milliard d’euros par an jusqu’en 2037 pour revenir à l’état actuel, précise l’étude. Une alerte entendue par le gouvernement qui a annoncé, en septembre 2018, un plan de plus de 13 milliards pour les 4 ans à venir.

Selon Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, « la France a longtemps été première en matière d’état des routes, avant de glisser à la septième place européenne faute de budgets suffisants. Maintenant nous ne sommes plus au stade de l’entretien, il faut des budgets de réfection et c’est 7 à 10 fois plus cher »(2), déplore-t-il.

Des problématiques que connaissent bien les collectivités et en particulier les conseils départementaux, comme celui des Côtes-d’Armor, qui pour éviter d’en arriver là, investit chaque année près de 20 millions d’euros pour son réseau. « Comme les automobilistes, nous sommes ponctionnés par l’État, nous avons de moins en moins de moyens alors que nous avons toujours autant de choses à faire », regrette Jean-Yves de Chaisemartin, vice-président du conseil départemental des Côtes-d’Armor, en charge des infrastructures. « Nous avons presque 400 km sur 4 600 qui ont vraiment besoin d’investissements. C’est ce que l’on s’évertue à faire. Pour résoudre l’équation, il faut innover et trouver de nouvelles méthodes. »(2)

GEOPTIS, POUR UN ENTRETIEN PRÉVENTIF DE VOTRE VOIRIE

Les collectivités ont donc un enjeu fort à disposer d’un diagnostic à la fois objectif et exhaustif de l’état des routes, pour identifier rapidement les travaux à organiser en priorité, et se doter d’une vision pluriannuelle de ces travaux. Des dossiers compliqués pour les maires que l’offre Geoptis peut aider à résoudre. Cette filiale du Groupe La Poste propose un accompagnement et une expertise via un audit précis et complet de l’état de la voirie. Les facteurs, qui pendant leur tournée fixent une caméra sur leur véhicule, filment le réseau routier de la commune avant d’envoyer les images collectées à une autre équipe qui les traite. Les données sont ensuite analysées par des ingénieurs de la route à l’aide du logiciel L2R développé par Logiroad.

À l’issue de ces analyses, la collectivité bénéficie d’une cartographie complète ainsi que de préconisations de priorisation des travaux sur plusieurs années « L’objectif pour la collectivité est d’avoir un modèle qui lui permette de passer d’un entretien curatif à un entretien préventif de sa voirie. », explique Jean-Baptiste Drechsler, directeur général de Geoptis. Grâce à cet outil d’aide à la décision, la commune peut réaliser des projections budgétaires afin d’anticiper davantage et donc optimiser ses dépenses, définir ses priorités d’intervention, assurer la pérennité de ce patrimoine et surtout veiller à la sécurité des automobilistes malgré des budgets contraints.

 

1. Ces routes appartiennent à l’État.
2. Propos recueillis par France 3 Bretagne. Novembre 2018