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En 2020, la « peak season » devrait être exceptionnelle ! Autrement dit, les ventes en ligne de fin d’année devraient battre tous les records. Les professionnels de la livraison sont en ordre de marche pour faire face à l’explosion des volumes de colis.

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Chaque année la période des ventes de fin d’année (également appelée « peak season » par les professionnels du commerce en ligne) est LE moment phare pour les e-marchands. Dans un intervalle temps relativement court, qui s’étend de début novembre à fin décembre, certaines entreprises du Web réalisent près de 25% de leur chiffre d’affaires1. 

Cette année, les volumes gérés durant la peak période seront « mathématiquement » plus importants que l’an dernier, du fait de la croissance structurelle du marché du e-commerce.  Mais, fait inédit, la hausse devrait être encore amplifiée du fait de la crise sanitaire. « Nous nous attendons à une croissance du volume des achats de 20 à 30%. L’an dernier, le « peak day » a eu lieu le 17 décembre, avec 3,1 millions de colis à traiter. Nous nous préparons cette année à des pics pouvant aller jusqu’à 4 millions de colis », nous confie Martine Varieras, directrice marketing La Poste – Colissimo. En effet, face aux craintes liées à la pandémie, on imagine aisément que les clients hésiteront à courir les magasins, habituellement très fréquentés à cette période. Commander sur internet, pour se faire livrer les colis directement chez soi, devrait donc être une option privilégiée par de nombreux consommateurs (sur le thème de l’essor du e-commerce dû à la crise : voici aussi le talk Le Figaro / La Poste Solutions Business).  

Pour faire face à cette croissance, les acteurs de la livraison se préparent depuis le printemps. Certains renforcent leur main d’œuvre sur le dernier trimestre et  

développent des plateformes logistiques de plus en plus performantes. C’est par exemple le cas de La Poste – Colissimo qui a ouvert depuis 2019 quatre nouvelles plateformes, dont la vocation est, notamment, d’absorber les volumes de colis de la « peak season ».  Ces dernières peuvent traiter jusqu’à 35 000 colis par heure, contre 10 à 15 000 pour les machines de tri « ancienne génération ».  

Pour faire face à la « peak season », les sociétés de transport et de livraison peaufinent également des services de suivi et de tracking toujours plus précis ; car si le client commande davantage, il est également plus exigeant quant à son expérience de livraison. Il veut être livré où il veut, quand il veut… et être informé tout au long de l’acheminement de son colis. Une étude IFOP réalisée fin 2019 pointait même du doigt que 85% des e-shoppers aspiraient à une livraison entièrement personnalisable et adaptée à leur emploi du temps. Enfin, le contexte sanitaire fait aussi émerger de nouvelles attentes en termes de sécurité. Eviter tout risque de contamination grâce au « sans contact » : tel est le souhait des e-shoppers à l’ère de la Covid. Pour assurer des livraisons sûres, La Poste – Colissimo propose par exemple la signature sans contact, via un QR Code.  

Nouveaux services, nouvelles technologies de tri, hausse des cadences… Les acteurs de la livraison sont donc prêts à absorber les volumes record de la peak season 2020. Sachant qu’ils doivent garder un impératif en tête : la hausse des flux ne peut se faire au détriment de l’environnement Bref livrer en temps et en heure ne peut se faire à n’importe quel prix. C’est du moins le credo de La Poste... et cela ne date pas d’aujourd’hui : les livraisons de Colissimo sont neutres en carbone depuis 2012