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Etre accompagnés : une solution responsable…et positive.

Mise à jour le 27 avril 2020 solutions aidants familiaux
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Parce que la distance ou les obligations personnelles / professionnelles ne donnent pas la possibilité d’assurer un suivi ou une aide au quotidien, ou parce que s’octroyer un peu de répit est tout simplement crucial : gros plan sur des alternatives permettant de mettre ses aînés dans les meilleures conditions.

« Quand on veut on peut, quand on peut on doit ». À en croire la maxime signée Napoléon Bonaparte, il n’y a donc qu’un pas entre la volonté d’agir et les devoirs que celle-ci impose. Traduction : si l’ancien Empereur des français s’adressait aujourd’hui aux aidants familiaux, il les tancerait sans doute de tout mettre en œuvre pour prendre soin de leurs parents. Aussi honorable qu’il soit, ce conseil peut-il (et surtout doit-il !) vraiment être suivi de tous ?

Pour de nombreux aidants, cette question n’a pas lieu d’être, et le simple fait d’être vivant et en bonne santé oblige à jouer les premiers rôles, en toutes circonstances et à tout prix. Pour les autres, il faudrait donc assumer un statut d’enfant indigne et se dépatouiller avec sa propre culpabilité.

Sauf que dans les faits, il existe bien des intérêts à ne pas gérer tous les besoins et autres situations auxquelles un parent peut être confronté (voir l’interview de notre experte ci-contre). Mieux, il n’y a rien de tabou ou d’honteux à se faire accompagner pour aider ses proches, que cela soit au quotidien ou plus partiellement.

La preuve ? Un panel de solutions extérieures de plus en plus large (et de plus en plus efficaces !) permettant aux parents comme à leur famille, de passer un bon moment, et d’améliorer leur qualité de vie.

Baluchonnage et droit au répit : ces mesures prises par l’État

Porté par la loi pour un État au service d’une société de confiance (2018), le baluchonnage ou relayage permet à des aides à domicile de travailler – jusqu’à 6 jours d’affilé et dans la limite de 94 jours par an - auprès d’un malade d’Alzheimer à la place de l’aidant familial.

Quels sont les avantages de cette solution qui peut être financée par des aides de droit commun, les collectivités locales et les organismes de protection sociale impliqués dans des actions de soutien aux aidants ?

  • Pour l’aidé, une prise en charge au domicile qui ne perturbe donc pas son environnement familier et ses repères.
  • Pour l’aidant, une prise de repos simplifiée et rassurante.

Expérimenté dans 54 départements, le baluchonnage pourrait se déployer sur l’ensemble du territoire à l’horizon 2022. Dans la même veine, le droit au répit a été acté par le gouvernement fin 2015.

L’idée : un accueil de jour ou de nuit dans une structure dédiée, un hébergement temporaire ou un relais à domicile qui peut être activé dès que le plafond du plan d’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) d’une personne en perte d’autonomie est atteint.

Les associations, un relais et un ancrage solide

Qu’il s’agisse de grandes associations disposant d’antennes départementales ou de structures locales, de plus en plus d’initiatives répondent aux difficultés que la perte d’autonomie peut engendrer pour les personnes âgées et leurs proches. Soutien administratif ou moral, organisation d’activités adaptées : elles représentent une aide précieuse, ponctuellement ou sur le long terme.

Pour connaître ces associations, le plus simple est de se rapprocher du point d’information locale le plus proche de chez soi.

Les résidences intergénérationnelles : pour oublier l’isolement

Des étudiants aux personnes âgées en passant par des familles, les résidences intergénérationnelles s’adressent à tous. Les séniors choisissant cette option disposent d’un logement bien à eux et spécialement aménagé :

  • volets électriques
  • barres d’appui dans la douche et autres équipements…

On retient que c’est surtout l’entraide entre voisins qui est au cœur du projet de ce type d’habitat. Généralement initiées par des bailleurs, les résidences intergénérationnelles conviennent aux retraités avec de faibles revenus.

Quand les voisins égaient (et facilitent) le quotidien

Avec un peu de temps et de pédagogie de la part de leurs enfants, les aidants peuvent rapidement prendre le pli d’un nouvel outil, aussi numérique qu’il soit. Très simples à utiliser, 2 outils pourraient être ceux dont vos parents ne se passeront bientôt plus :

  • Ensembl’ : « Le 1er réseau social de votre quartier »

  • Smiile : « Réseau social de voisinage, collaboratif et positif »

Se définissant comme des véritables réseaux sociaux dédiés au voisinage, ces deux supports permettent :

  • d’échanger
  • de s’informer
  • de s’entraider sur des petites choses du quotidien (accompagnement pour aller faire des courses, bricolage…).

Dans tous les cas, ils représentent également l’opportunité de tisser des liens avec des personnes qui peuvent rapidement passer du statut de voisin à celui de confident.

Napoléon Bonaparte ne va pas nous contredire : si ces nombreuses alternatives existent, c’est bien que l’on peut (et que l’on doit !) se pencher dessus…