Quelle aide financière pour les aidants ?
Depuis octobre 2020, le statut de proche aidant a évolué. Il est possible de prendre un congé indemnisé pour s’occuper d’un proche malade.
Mise à jour le 28 mars 2023
Avant de quitter votre activité, vous avez sans doute anticipé votre retraite, surtout sur le plan financier. S’il est indispensable d’être prévoyant en la matière, il peut également être intéressant de prévoir quelques activités pour occuper vos journées. Ce temps peut, en effet, être mis à profit pour prendre soin de vous, pour découvrir de nouvelles passions ou entreprendre des projets.
En France, le niveau de vie moyen est de 26 660 euros de ressources par an à 65 ans et de 23 730 euros après 80 ans. Les seniors de plus de 65 ans détiennent près de la moitié des avoirs placés en assurance-vie (44 %) avec un encours moyen de 63 000 euros chez les 75 ans et plus, et 58 700 pour les 65-74 ans. Le départ en retraite et la baisse des revenus n’affecte donc pas les économies des personnes âgées qui continuent à mettre de l’argent de côté. Ce bas de laine doit notamment servir à financer leur dépendance, leur hébergement en maison de retraite afin d’éviter de peser sur les finances de leur descendance ou de leur conjoint.
Les enfants, autrement dit les futurs aidants, ont un rôle à jouer. Car demain, ce sera sûrement à eux de prendre des décisions concernant les finances et le patrimoine de leurs parents en cas de dépendance ou de décès.
Que se passera-t-il si un de vos parents décède ? Le parent survivant aura-t-il suffisamment de revenus ? Sera-t-il prêt à assumer la charge des obsèques, l’entretien de la maison seul ? Si vos parents n’ont pas pris encore de dispositions, vous pouvez les inviter à le faire en les aidant à ouvrir des contrats de prévoyance spécifiques, à rédiger un testament ou à faire modifier leur régime matrimonial, par exemple, afin de transmettre un capital.
Il s’agit d’un contrat de prévoyance pour préserver le conjoint des conséquences matérielles du décès, de pallier la perte des revenus et de faire face aux dépenses immédiates (frais d’obsèques, droits de succession…). Une somme est déterminée en fonction d’un versement mensuel. Avant la retraite, ce sont généralement les employeurs qui versent pour la prévoyance. Mais ces contrats de prévoyance décès deviennent relativement onéreux après 65 ans. Et il est impossible d’adhérer après 80 ans. L’assurance décès est à souscrire auprès de son assurance, sa mutuelle ou groupe de protection sociale.
S’assurer que le parent survivant entre bien dans la succession. En cas de concubinage ou de Pacs entre vos parents, le partenaire survivant ne rentre pas dans la succession réservée aux enfants. Pour le concubin, une somme peut être versée sous la forme d’une assurance vie. En cas de Pacs, la rédaction d’un testament devant notaire permet au partenaire survivant d’hériter de sa quotité disponible en plein propriété, autrement dit de la partie de la succession qui ne va pas aux enfants communs.
Si vos parents se sont unis sous un régime de séparation de biens, les enfants héritent de la moitié des biens au décès du premier parent. Ce qui peut poser des problèmes financiers pour le conjoint survivant, notamment en cas de volonté de vente par les héritiers du logement familial.
Vos parents peuvent très facilement changer de régime matrimonial devant notaire et opter pour le régime légal en communauté universelle, qui leur permet de mettre leurs biens en commun. Les enfants hériteront alors au décès du second conjoint.
Les sommes épargnées sur une assurance-vie peuvent être transmise au parent restant en cas de décès. L’avantage est qu’elle permet de transmettre un capital sans droit de succession. Pour les primes épargnées avant 70 ans, les assurances vies sont exonérées de droit de succession jusqu’à 152 000 euros par bénéficiaire (30 500 pour les versements après 70 ans). C’est la formule idéale pour transmettre une somme à un conjoint, sans être marié ou pacsé. Ou pour les personnes mariées, de transmettre au conjoint survivant une somme hors succession.
En prenant de l’âge, les capacités physiques et mentales de vos parents peuvent être diminuées. Et s’ils ne peuvent plus gérer leur argent et leur patrimoine de manière autonome. En tant qu’enfant, vous pouvez les aider au quotidien mais dès que l’on touche à l’argent et donc à la succession il convient de fixer un cadre juridique quand on aide ses parents âgés à gérer leur argent. Il existe aujourd’hui plusieurs formules pour gérer l’assurance-vie ou les finances de ses parents :
Quel que soit l’âge de vos parents et leur situation financière, invitez-les à prendre rendez-vous chez leur banquier et leur notaire afin de se renseigner sur les meilleures options qui s’offrent à eux pour préparer l’avenir. Et d’en parler en famille pour ne pas être pris au dépourvu le moment venu.
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