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Vers le Zéro émission nette

Entreprise à mission, La Poste renforce sa politique climat en adoptant une trajectoire Zéro émission nette (ZEN), standard le plus élevé au monde en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Le groupe, engagé depuis plus de 15 ans dans une trajectoire de baisse de ses émissions alignée avec l’Accord de Paris,  vise désormais une réduction de 90 % de ses émissions en 2040.

 

La Branche Services-Courrier-Colis (BSCC) mène depuis plus de 15 ans des actions de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre sur ses postes les plus émetteurs de CO2 : la livraison dernier km et le transport poids lourd, qui représente 90 % de ses émissions, et les bâtiments (10 %). Grâce à cette politique, elle a réduit ses émissions de 27 % depuis 2013, et compensé intégralement les émissions résiduelles en finançant en France comme à l’international des projets permettant d’éviter le rejet de gaz à effet de serre tout en améliorant les conditions de vie des populations.

Pour atteindre le Zéro émission nette, le groupe vise une réduction de ses émissions de 90 % en 2040 et prévoit de compenser les 10 % restants par des projets de séquestration du carbone dans l’air principalement grâce à des programmes de reboisement sur le territoire national.

 

Accélérer sur le transport bas carbone

Sur le 1er et dernier kilomètre, La Poste mise sur l’électrique pour réduire son impact carbone. Entamée dès 2011, la conversion de sa flotte de véhicules légers à l’électrique a d’ores et déjà permis d’éviter plus de 230 000 tonnes de CO2. Avec 37 000 véhicules électriques (en comptant les vélos), la flotte de La Poste est l’une des plus importantes au monde. Adaptée aux tournées urbaines et périurbaines, elle est aujourd’hui enrichie de véhicules plus capacitaires (de 5 à 12 m3) et de vélos-cargos. Dès 2025, 100 % des livraisons Courrier et Colis seront réalisées par véhicules à faibles émissions ou en mode doux dans les 22 métropoles françaises soit pour près de 24 millions de personnes.

Autre levier d’action : l’écoconduite. Entre 2020 et 2023, 42 000 collaborateurs de BSCC y ont été formés, dont 17 000 en 2023. L’objectif est de former, 100 % des facteurs et livreurs d’ici à fin 2025 soit 80 000 postiers.

La Poste fait circuler 5 000 camions par jour pour effectuer le transport longue et moyenne distance des courriers, des colis et de la presse. A l’échelle régionale, nationale et transfrontalière, cela représente 350 millions de kilomètres et pèse pour près de la moitié des émissions de la BSCC. Pour réduire les émissions liées à ces activités, La Poste améliore le taux de remplissage des poids lourds et encourage leur conversion vers les énergies bas carbone. Mis en place dès 2007-2008 sur les liaisons nationales, puis étendu en 2011 aux liaisons régionales, le transport « en vrac rangé » permet d’utiliser tout l’espace disponible d’un camion à la façon d’un « tétris géant ». Perfectionnée au fil des années, cette méthode a permis de multiplier par deux le taux de chargement des camions. En 10 ans, cette optimisation a évité l’émission de plusieurs centaines de milliers de tonnes de CO2.

D’ici 2030, La Poste s’est engagée à convertir progressivement aux énergies bas carbone le transport routier : cela concerne déjà plus de 3% des kilomètres parcourus, avec un objectif de 50% en 2030 et 100% en 2040. Lors d’une première phase du programme de décarbonation, de 2022 à 2030, La Poste s’appuiera sur les énergies de transition aujourd’hui disponibles : les biocarburants et le biogaz. Puis elle prévoit une accélération de l’utilisation des énergies électrique (pour les liaisons moyenne distance, 250-400 km) et hydrogène (pour les liaisons longue distance, plus de 400km). Ces énergies seront majoritaires dans le mix énergétique dès 2040.

Miser sur l’électricité verte dans les bâtiments

La BSCC consomme quelque 500 GWh d’énergie par an pour ses bâtiments, répartis entre électricité, gaz et autres énergies (fioul, réseaux de chaleur…), ce qui représente 50 000 tonnes de CO2, soit 10 % de ses émissions.

Depuis 2016, le groupe s’approvisionne en électricité d’origine renouvelable avec garantie d’origine, ce qui a permis d’éviter au moins 70 000 tonnes de CO2 sur le périmètre BSCC.

Et depuis 2010, La Poste Immobilier a installé 54 centrales photovoltaïques (toitures ou ombrières) sur les sites postaux. 30 % des nouveaux sites industriels seront dotés d’une toiture photovoltaïque dès 2030.

 

S’adapter aux effets du réchauffement climatique

La Poste évalue l’impact actuel et futur du réchauffement et déploie des travaux d’adaptation sur la santé, la sécurité et les conditions de travail de ses collaborateurs. 

Elle réduit aussi les impacts de son parc immobilier sur les espaces naturels dans la droite ligne de la stratégie nationale biodiversité en créant 1 million de m2 d’espaces propices à la renaturation. Attaché à son ancrage territorial, elle finance depuis 2015 des projets de reforestation et de restauration de zones naturelles dégradées. Ces projets, dont la majorité ont reçu le label “Bas carbone”, stockent du carbone, favorisent l’adaptation au réchauffement climatique et contribuent à préserver la biodiversité. Ils contribueront à compenser les 10% d’émissions restantes que le groupe n’aura pas réussi à supprimer en 2040.

Entreprise engagée et engageante, La Poste entend montrer qu’une entreprise logistique peut être à l’avant-garde du combat pour le climat.

L'infographie ZEN

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