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Les données dans les territoires, quelles dynamiques en 2023 ?

Pour la 2ème année consécutive, le Groupe La Poste et la Banque des Territoires publient leur note de conjoncture sur les tendances data, IA et cybersécurité dans les territoires. Cette seconde édition qui s’appuie sur les travaux de l’Observatoire Data Publica dresse un panorama des usages de la donnée par les territoires et propose un focus sur la transition environnementale.

« Avec la numérisation à l’œuvre dans la société, nous entrons effectivement dans une économie de la donnée. Les machines recueillent une multitude de paramètres de fonctionnement et d’utilisation, que l’on peut désormais exploiter grâce à des capacités de calcul devenues accessibles. L’émergence de l’intelligence artificielle (IA) n’arrive donc pas par hasard. En donnant plus d’ampleur aux projets d’exploitation de la donnée, elle ouvre des perspectives nouvelles aux collectivités pour une plus grande efficacité de l’action publique. Le premier objectif de cette note de conjoncture 2023 est de rendre compte de la manière dont les territoires s’emparent de ces sujets », expliquent Philippe Bajou, Secrétaire général du Groupe La Poste et Olivier Sichel, Directeur général délégué de la Caisse des Dépôts.

Dans leurs propos introductifs, les deux responsables soulignent que « la donnée est aussi un formidable outil au service de la planification énergétique ». Ce n’est donc pas un hasard si cette note de conjoncture 2023 consacre toute sa seconde partie à la façon dont les données sont utilisées dans les territoires pour relever différents défis environnementaux.

Nouvelle enquête de l'Observatoire Data Publica

Conçue et rédigée à l’attention des responsables territoriaux qui s’interrogent sur les enjeux liés à la gestion et à l’usage des données (les élus, les directions générales et l’ensemble des agents territoriaux chargés des enjeux « data » ou de la sécurité informatique), cette note s’adresse à toutes les collectivités, quelle que soit leur taille en ciblant aussi les partenaires des projets de « territoire intelligent ».

« Pour cette seconde édition, nous avons adopté une approche thématique, avec des fiches courtes et faciles à lire, qui traitent de différents domaines d’application de la donnée territoriale, en lien avec la transition énergétique », explique Christel Papillon Viollet, Directrice des Solutions pour l’Efficacité Territoriale à La Poste. « Nous souhaitions également conserver la méthodologie de l'Observatoire Data Publica, qui offre une vision globale des évolutions et des tendances », ajoute-t-elle.

Pour 83 % des collectivités, le recours aux données est nécessaire pour répondre aux enjeux environnementaux.

Christel Papillon-Viollet Directrice des Solutions pour l’Efficacité Territoriale à La Poste

Un quatuor stable de domaines prioritaires

En lisant cette note, on apprend par exemple que les quatre priorités d’usage de la donnée demeurent inchangées, bien que l’ordre ait légèrement évolué par rapport à 2022. Ainsi, l’administration 81 % (+13pts), l’aménagement du territoire 79 % (+10pts), la mobilité 73 % (-1 pt) et l’environnement 69 % (-3pts) restent les domaines prioritaires.

Deux évolutions notables sont toutefois à signaler. Tout d’abord, 23 % des collectivités ont exprimé leur souhait d’engager des projets data sur l’énergie et 25 % sur la gestion bâtimentaire au cours des deux prochaines années. Il s’agit là de leurs deux priorités, probablement motivées par la récente crise du prix de l’énergie et l’engagement de multiples initiatives portant sur les futures rénovations énergétiques. « Nous constatons une augmentation significative de l'utilisation de la donnée, et cela concerne des collectivités de toutes tailles. Les villes prennent de plus en plus conscience de l'importance de la donnée pour leurs politiques publiques, en particulier en lien avec les enjeux environnementaux. Elles cherchent à utiliser la donnée comme un levier pour la transition énergétique », analyse Christel Papillon Viollet. « Il est aussi intéressant de noter qu’aujourd’hui, l’utilisation de la donnée pour réussir la transition écologique ne se pense plus simplement par une meilleure performance de l’éclairage public, mais que cela couvre aussi des politiques liées à la gestion des déchets, de l’eau ou de la biodiversité ».

 

Une année 2023 marquée par une multitude de crises

La note propose également un éclairage particulier de l’utilisation de la donnée en lien avec les faits marquants de l’année 2023, qu’ils s’agissent des suites de la crise énergétique, en passant par les émeutes urbaines, ou l’accélération fulgurante de l’intelligence artificielle. « Les politiques publiques doivent de plus en plus répondre à des impératifs d’analyses tangibles et d’indicateurs précis. La donnée s’impose comme un élément indispensable dans nos démocraties pour éclairer les esprits. C’est donc très important que tous les acteurs puissent travailler sur des données avec un cadre partagé par tous, un langage commun », détaille Christel Papillon Viollet. 

Autre enseignement : l’enjeu cyber est pris très au sérieux. 94 % des collectivités se disent menacées et cette prise de conscience concerne toutes les strates de territoires, des petites communes aux régions et aux grandes métropoles. Un chiffre qui fait écho aux 329 collectivités territoriales qui ont été victimes de cyberattaques en 2022.

94%

des collectivités se disent menacées par des cyberattaques.

Focus sur des expériences locales 

Dans la deuxième partie de la note, intitulée « La data au service de la transition environnementale », 14 pages sont consacrées à neufs thématiques : « Data et énergie » ; « Data et gestion de l’eau » ; « Data et biodiversité » ; « Data et déchets » ; « Data et qualité de l’air » ; « Data et mobilité » ; « Data et urbanisme » ; « Data et santé des habitants » ; « Data et numérique responsable ». Laissant la part belle aux retours d’expériences de terrain, ces fiches thématiques se veulent toutes très concrètes et didactiques. On apprend, par exemple, la démarche portée en Martinique pour la création d’une plateforme de données de mobilité visant à maintenir le flux de déplacement en cas de crise. On découvre aussi comment les élus de Valbonne ont eu recours à des caméras intelligentes générant une alerte pour lutter contre les déchets sauvages et économiser les coûts d’enlèvement. Sur la thématique de l’urbanisme, la note propose un focus sur l’utilisation de la donnée pour lutter contre les îlots de chaleur urbain à Vitré et à Bayonne.

Enfin la note se termine par une ouverture sur les perspectives pour l’année 2024 « sur des sujets qui évoluent aussi vite, un point d’étape annuel est très utile. Et la question se pose déjà de savoir ce que seront les faits marquants de l’année à venir ».

Une chose est certaine, 2024 sera l’année d’une forte impulsion européenne en matière de data.

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