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Les besoins essentiels d’un senior

Les besoins essentiels d’un senior

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Selon une étude de l’Insee (1), la France comptera, en 2050, vingt millions de personnes de 65 ans et plus, soit plus d’un quart de sa population. Une augmentation due à l’évolution de l’espérance de vie : 90,3 ans pour les femmes en 2050, contre 85 ans en 2013, et 86,8 ans pour les hommes contre 78,7 ans. De quoi nous interroger sur les besoins des seniors.

Alors, interrogeons ! Il s’appelle Gérard, il a 77 ans, et quand on lui demande ce qui lui est aujourd’hui essentiel, il répond en chantant comme France Gall : « J’ai besoin d’amour. » Et sinon ? Autre chose ? Gérard parle de sécurité à la maison, parce que ses « gestes ne sont plus aussi sûrs », et à la banque, parce que « sait-on jamais ce qui va arriver aux retraites ». Il évoque aussi son besoin d’autonomie, de loisirs et de bons petits plats, son besoin d’aider ses voisins, de pouvoir encore rendre service, et puis de lire le journal pour être au courant, et enfin, son besoin d’être serein aussi, tranquille.

Sans le savoir, Gérard illustre parfaitement ce qu’Abraham Maslow mettait en évidence dès les années 1940 – à sa naissance ou presque ! Le psychologue américain étudie les besoins fondamentaux de l’être humain et, à partir de ses recherches, élabore une pyramide, une sorte de classification théorique de ce qui est essentiel à notre survie d’abord, et à notre équilibre ensuite. Voyons plus précisément quels sont ces besoins et comment nous, les proches, pouvons contribuer à les combler.

Les besoins biologiques

Ils correspondent à nos besoins de base : manger, respirer, dormir, nous chauffer, nous vêtir. C’est ce que Gérard évoque quand il parle aussi bien de son autonomie que de ses petits plaisirs gastronomiques. Ce sont des besoins très concrets sur lesquels, en tant que proche ou membre de la famille, nous devons veiller. Notre première démarche doit donc porter sur la santé de celui ou celle que nous aimons : comment va-t-il ou elle « biologiquement » ? Et si ça ne va pas, comment y remédier ? Et si ça ne va vraiment pas, rendez-vous chez le médecin !

les besoins biologiques / de sécurité

Les besoins de sécurité

Ceux-ci forment le deuxième étage de la pyramide. C’est la nécessité de vivre dans un environnement stable et fiable pour assurer notre survie. Gérard veut pouvoir compter sur son banquier comme sur la régularité de sa retraite pour mener une vie paisible jusqu’au bout. C’est aussi le besoin d’éviter les dangers, y compris dans sa maison qui se doit d’être adaptée. Alors, vérifions que tout est en ordre dans la cuisine et la salle de bains. Et que le budget est à peu près équilibré – sans être intrusif.

Les besoins d’appartenance

Ils constituent le troisième stade et correspondent à la dimension sociale, relationnelle, de chacun. Oui, comme Gérard, nous avons tous besoin d’être aimés, de nous sentir « appartenir » à un groupe, d’échanger, de parler. Là, c’est très simple, faisons tout pour favoriser les liens de nos parents ou de nos voisins, et surtout continuons d’en entretenir avec eux, de les nourrir. Ensemble chez eux, mais aussi au café d’en face, au club littéraire ou à l’association du quartier.

Les besoins d’estime

Ceux-ci portent le numéro quatre. Il s’agit du sentiment d’être utile, d’avoir de la valeur, un rôle, de s’aimer tel que l’on est. Voilà pourquoi Gérard apprécie de rendre service tout autant qu’il aime être tranquille, plutôt bien avec lui-même. Il a besoin de reconnaissance ! Comme tout le monde. N’hésitons donc pas à avoir recours à nos seniors, parfois. Et pas seulement pour garder nos enfants. Comment écrit-on « parallèlement », avec un ou deux « l » ? Peuvent-ils nous expliquer une bonne fois pour toutes comment enduire un mur ?

les besoins d'appartenance et d'estime

Les besoins de réalisation de soi

Parfois appelée accomplissement de soi, ils sont l’ultime stade de l’équilibre ! C’est finalement pouvoir s’éloigner des besoins de base pour atteindre une forme d’épanouissement. Gérard le dit parfaitement quand il parle de ses loisirs et de son journal. Essayons d’inciter les seniors à toujours développer leur créativité et de susciter leur intérêt. Proposons des activités physiques, manuelles, intellectuelles, s’ils font de la résistance. Et encourageons-les à les poursuivre en notre absence.

Finalement, les besoins essentiels des seniors ne diffèrent pas des nôtres. Mais il nous revient de garder ces cinq fantastiques en tête lors de notre prochaine visite.