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Accompagner les aidants familiaux

Accompagner les aidants familiaux

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Le 6 octobre dernier avait lieu, comme chaque année, la Journée nationale des aidants familiaux. Cet événement est l’occasion de mettre en lumière le rôle essentiel de ces 11 millions de personnes qui accompagnent un proche. Et si nous les soutenions davantage ?

Vincent s’occupe quotidiennement de sa mère, Maryse, âgée de 82 ans. « Le diagnostic est tombé il y a six ans : Alzheimer. Au début, je ne vous le cache pas, je n’ai pas voulu croire que cette femme si vive, indépendante et dévouée aux autres, perdait peu à peu la mémoire, pour ne pas dire l’esprit. Mais prendre mes responsabilités et accepter d’inverser les rôles m’a fait beaucoup grandir, même à mon âge ! Certes, elle a besoin de moi. Mais moi aussi j’ai besoin d’être auprès d’elle, de l’accompagner, de prendre soin d’elle. Besoin de lui donner, à elle qui m’a tant donné. De l’aimer autrement, pour encore longtemps. »

Nous sommes tous concernés

Comme Vincent, ils sont 11 millions de Français à veiller sur un proche. « Tout un chacun peut devenir un jour aidant », déclare le collectif “Je t’aide”, à l’origine de la Journée nationale des aidants familiaux. Le 6 octobre de chaque année, des événements sont organisés partout en France pour sensibiliser la société à ce rôle si particulier que tous nous pouvons un jour avoir à jouer. « Un enfant, un conjoint, un parent, un proche peuvent se retrouver dans une situation de handicap, de perte d’autonomie ou de maladie », rappelle le collectif.

Nous sommes tous concernés

Certes, pour ceux qui ne sont pas tout à fait concernés, la mission peut sembler délicate et le rôle, pas vraiment sur mesure. Dans une enquête effectuée par l’Ifop en 2017, on apprend que « 82 % des Français sont inquiets à l’idée de devenir aidant, que plus de 1 sur 2 pense n’être “probablement pas” ou “certainement pas” capable de remplir une mission d’aidant familial et que 88 % estiment nécessaire la création d’un statut officiel pour les aidants familiaux ». Mais c’est la peur de l’inconnu qui alimente nos doutes. Les aidants ont, eux, sans doute sur le tas, appris à « aimer autrement, pour encore longtemps ».

Voilà pourquoi une telle mission, loin d’être impossible comme nous le craignons, doit être reconnue à sa juste valeur. Pour les aidants familiaux, rien n’est plus normal que l’investissement dont ils font preuve. Leur présence, leurs paroles, leur soutien, leurs petits plats mijotés et autres démarches administratives, tout cela coule de source. Sauf qu’accompagner une personne que l’on aime est parfois éprouvant, tant physiquement que moralement. Raison pour laquelle le collectif a consacré l’édition 2018 de cette journée à leur santé. La bienveillance commence (aussi) par soi-même.

Aidons les aidants

« Ils ont besoin de prendre soin d’eux-mêmes, constate le psychiatre Christophe Fauré dans une vidéo très intéressante. Un aidant, pour moi, se définit comme quelqu’un qui a un lien d’amour avec la personne, mais la définition de l’amour est grande : cela peut être un lien d’amitié également. En tout cas, il y a un lien émotionnel. » Et forcément, les émotions s’emmêlent et se font écho. « C’est vrai qu’il y a des moments de fatigue, de révolte ou de tension, admet Vincent. Mais je les accepte, car je sais que je suis le mieux placé pour offrir à Maryse la sérénité dont elle a besoin. Et puis, quand elle me casse les pieds, je le lui dis et souvent elle me sourit. Ça me rappelle mon enfance. »

Aidons les aidants

Alors, si nous connaissons quelqu’un qui aide un parent, un conjoint, un enfant, un proche, aidons-le à notre tour ! Demandons-lui comment nous pouvons le soutenir, moralement bien sûr, mais aussi au quotidien, en le soulageant de certaines tâches. N’hésitons pas non plus à nous informer sur ses droits, sur les aides existantes et les démarches à effectuer, car les familles n’osent pas forcément les demander. Vincent dit qu’il est heureux de pouvoir prendre soin de Maryse. Faisons en sorte qu’il puisse continuer tout en gardant ce sourire qui plaît tant à sa mère. Et qu’elle lui offre volontiers en retour.

 

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