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Une enseigne japonaise propose d’essayer les vêtements toute une journée avant l’achat

2 juillet 2014

GU, une chaîne de magasins qui appartient au même groupe qu’Uniqlo et Comptoir des Cotonniers, teste un nouveau concept : permettre aux clients d’essayer les vêtements pendant une journée avant de décider s’ils les achètent.

Cela se passe à Tokyo, dans un magasin de l’arrondissement de Shibuya, un quartier réputé pour ses boutiques de mode. Le service baptisé « GU Fitting » fonctionne sur un principe très simple : un client peut prendre jusqu’à trois vêtements en rayon et partir avec sans les payer. Il peut les porter comme il le souhaite, continuant son shopping dans d’autres magasins ou même en allant au restaurant. Seule contrainte : revenir à la boutique GU avant la fermeture pour les rendre ou les acheter.

Ce service est réservé à 30 clients par jour durant ce test, avec très peu de formalités (avant de les laisser partir avec des habits, le magasin ne leur demande que leur nom et un numéro de téléphone pour les prévenir s’ils oubliaient de repasser avant la fermeture). Pas de caution à laisser, pas de pièce d’identité à montrer. Le système repose sur la confiance, en phase avec les valeurs de la société japonaise, et avec la relation que veut instaurer GU avec ses clients. Par ailleurs, le risque est faible : GU est une marque de vêtements « casual » avec des prix bas (de nombreux articles coûtent moins de 10 €).

« Je pense que la plupart des gens qui utilisent ce service vont simplement chez eux pour essayer de coordonner nos produits avec ceux qu’ils ont déjà dans leur penderie, avant de revenir au magasin », estime Daisuke Hase, l’un des porte-parole de GU. Les vêtements retournés ne repartent pas en rayonnage, mais sont réutilisés pour vêtir les mannequins ou envoyés à la benne pour être recyclés.

Avant une éventuelle généralisation, la marque doit maintenant calculer l’impact de l’opération sur ses ventes et sur le nombre de retours. Face au développement des ventes sur internet, ce type d’initiatives peut contribuer à redonner de l’attrait aux magasins physiques.

Pour en savoir plus :
- Le Figaro