Les premières plaques indicatrices datent du règne de Louis XV.
Une ordonnance du 29 janvier 1726 prescrivit le numérotage des maisons mais seulement pour les maisons à portes cochères et charretières construites dans les faubourgs hors de l’enceinte de la ville.
Par une ordonnance du 16 janvier 1728, les propriétaires de maisons d’angles furent astreints à placer des plaques de tôle ou fer blanc portant le nom de la rue en caractères noirs.
En vertu d’une ordonnance du 30 juillet 1729, ces plaques durent être remplacées par des plaquettes en pierre de liais avec inscription gravée en creux.
En 1775, le numérotage fut appliqué aux maisons placées dans l’enceinte et fonctionna jusqu’en 1805, concurremment à partir du 15 pluviôse an 13, avec le numérotage dit sectionnaire (sur initiative du préfet FROCHOT)
Les numéros devaient être peints au dessus des portes et se succéder dans l’ordre numérique (sans succès).
Les deux systèmes faisant plutôt le recensement des maisons, furent appliqués d’une façon arbitraire et sans méthode. Les numéros ne se suivaient pas strictement et partaient d’un point quelconque d’une rue, longeant cette rue et revenant au point de départ par le côté opposé.
Enfin, le décret du 4 février 1805 réglementa le système de numérotage qui subsiste encore actuellement.
Depuis lors, dans les rues parallèles à la Seine et sur les quais, l’ordre des numéros suit le cours du fleuve. Dans les rues perpendiculaires à la Seine, les numéros partent du fleuve : les numéros pairs sont à droite en remontant la rue, les impairs à gauche.
A l’origine de ce système, les inscriptions et les numéros étaient rouges pour les rues parallèles à la Seine et noirs pour les rues perpendiculaires. Cette distinction a disparu depuis longtemps.
A partir de 1847, les plaques à chiffres blancs sur fond bleu incrusté en affleurement des façades furent mises en service. |