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ACCUEIL L'ATELIER ÉCHANGES REGARDS CROISÉS PROCHAINS APC |
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Pierre-Philippe
Cormeraie
Directeur Adjoint Communication Commerciale et
Promotion des Ventes
Caisse Nationale des Caisses d'Épargne |
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| Le retour du cerveau droit |
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La comparaison
des secteurs de la distribution et des services financiers
révèle d'intéressantes similitudes. Le
marketing s'y est développé récemment,
il y a une quinzaine d'années, autour d'approches communes :
démarche de géomarketing et marketing de proximité
avec un travail sur les flux en magasin. En matière
de connaissance clients également, les deux activités
investissent pour proposer les bons produits au bon client
à travers les bons canaux de contact. On retrouve également
l'enjeu, en matière de fidélisation, de créer
une préférence entre la banque/enseigne de distribution
principale et secondaire avec un client qui est foncièrement
fidèle
mais à plusieurs enseignes.
Au final, ces deux univers des services financiers et de la
distribution conservent une approche très rationnelle
de la relation client dans laquelle on parle finalement peu
des hommes mais beaucoup plus de process, de méthodes,
de datamining, de segmentation, de CRM, d'e-CRM... Essentiellement
construite avec l'hémisphère gauche du cerveau,
à la fois logique et mathématique, elle apporte
des réponses sophistiquées en matière
de CRM ou de mécanique de programme de fidélisation.
Pourtant, elle laisse ainsi vacante un champ d'investigation
important qui prend sa source dans l'émotionnel, la
simple reconnaissance des clients et le sourire de la caissière
ou de son conseiller. Bref, cette bonne vieille relation commerçante,
chaleureuse et humaine.
Ce travail sur l'humain, ce retour du cerveau droit devrait
irradier lui aussi toutes les étapes de la chaîne
de valeur de nos enseignes. On essaie souvent de placer avec
grande difficulté le client au centre des organisations.
Peut-être s'agit-il pour réussir de mettre la
relation humaine au centre de l'entreprise. Après tout, qu'est-ce que le marketing relationnel si ce n'est de savoir
organiser de multiples rencontres réussies ? |
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Christine Lahuec
Directeur Marketing Groupe
Le Monde |
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| Fidéliser son client :
de l'artifice tactique au projet d'entreprise |
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Nous avons
tous pu constater la multiplication de programmes dits de
"fidélité", qui emplissent nos portefeuilles
de cartes et nos boîtes aux lettres de relevés
de points. Si ces programmes procurent des avantages sonnants
et trébuchants plutôt bien accueillis par les
consommateurs, il semble en revanche qu'ils atteignent rarement
leur objectif : le client ne nourrit pas pour autant
une préférence plus forte pour l'enseigne, surtout
s'ils se banalisent. Et sur l'autre plateau de la balance,
les coûts de gestion et d'animation des dits programmes
pèsent lourd.
Alors ? À mettre au panier, l'idée séduisante
d'exploiter son capital client ?
Les expériences heureuses ou malheureuses des uns et
des autres montrent que non, si l'on ne perd pas de vue deux
règles d'or : rester fidèle à son concept
d'une part, définir précisément ce qu'on
entend par fidélité d'autre part.
Rester fidèle à son concept, c'est tenir ses
engagements. Aucun artifice marketing ne peut dispenser l'enseigne
d'assurer une prestation irréprochable : qualité
et pertinence du produit, efficacité du service client.
La cohérence entre la promesse de l'enseigne et la
réalité vécue par le client est la condition
préalable à une relation fructueuse et durable
entre les deux parties. Elle constitue le tout premier facteur
de fidélisation, et peut même suffire.
Définir les bénéfices attendus de la
fidélisation, c'est savoir choisir qui on souhaite
fidéliser et avoir une idée concrète
des résultats que l'on espère obtenir. Là
encore, sans stratégie globale claire, pas de solution
profitable.
Pour servir ses objectifs propres, chacun combinera à
sa manière les méthodes et les outils proposés
par l'informatique, les études, le datamining, le
CRM, la communication, le marketing direct... Mais dans
tous les cas, l'expérience met en évidence un
facteur-clé de succès primordial : l'unité
de discours et d'action de tous les acteurs qui aux yeux du
client agissent pour le compte de l'enseigne. Car pour être
capable d'entretenir une relation avec une personne, il faut
être soi-même "quelqu'un", dont on peut
reconnaître l'identité, l'histoire et l'attitude.
Et c'est peut-être là le défi le plus
difficile à relever... |
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