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| Certains programmes de fidélité
émergent-ils du consensus qui se dessine en France ? |
| Bernard Gassiat, CIC |
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| Stéphane Marchet :
Le programme de fidélité de Leroy Merlin
est un bon exemple de démarche originale et très cohérente
avec le positionnement de l'enseigne. Il est centré sur le
projet. Leroy Merlin recherche un taux de nourriture maximum au moment où ses clients réalisent un projet de décoration
ou de bricolage. C'est un programme extrêmement rentable,
soutenu par une démarche globale. Car le projet est détecté
en point de vente par les vendeurs. En retour, les informations
collectées redescendent vers la force de vente et servent
à alimenter des scénarios de vente. Et Leroy Merlin
ne dilue pas le concept de son programme : entre deux projets, l'enseigne
ne cherche pas à animer la relation. |
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| Quand on met en place
une stratégie relationnelle, peut-on envisager de faire
payer les appels vers le service client ? |
| Maurice Belais, Quatrax |
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| Sylvie Joseph :
Question difficile ! Faire payer les appels permet de rendre un
service plus sophistiqué, mais est-ce justifié quand
les clients appellent parce qu'ils rencontrent un problème
posé par un produit que nous avons vendu ? Il faut l'envisager
par rapport au positionnement de l'enseigne. Sur un concept discount,
on peut imaginer que les clients comprennent que tout n'est pas
gratuit. Et si le service rendu apporte un vrai conseil, avec une
réelle valeur ajoutée, et évitant à
la personne de se déplacer, l'appel peut être payant.
Les services clients ne servent d'ailleurs pas qu'à gérer
des problèmes de SAV. Chez Conforama, 40 % des appels
auprès du service réclamations sont en fait des demandes
d'informations, qui peuvent générer un rebond commercial.
Dans certains réseaux bancaires, un appel sur deux se traduit
in fine par une vente. Aujourd'hui, le SAV est devenu une
source d'informations essentielle pour le marketing, mais encore
sous-exploitée. |
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| Quels distributeurs
ont aujourd'hui un contrat clair avec leurs clients ? |
| Pierre-Philippe Cormeraie, Caisse Nationale des Caisses
d'Épargne |
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| Stéphane Marchet :
Leclerc est l'une des seules enseignes à avoir un positionnement
clair et lisible par les consommateurs. Le contrat est à
la fois simple et fort : la défense du pouvoir d'achat
des clients. Cela fait 45 ans que Leclerc est cohérent
avec cette stratégie et que toutes les actions de l'entreprise
servent à piloter l'image prix. On retrouve la même
force de contrat chez les hard discounters. Plus que des petits
prix, ils proposent à leurs clients un gain de temps et un
excellent rapport qualité/prix, sans générer
de tentation. À tel point que de nombreux consommateurs utilisent
une enseigne de hard discount comme magasin principal. |
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