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Les spécialistes de l’e-mailing sont trop entreprenants et peu soucieux des internautes à qui ils s’adressent. C’est du moins ce que conclut le cabinet Forrester dans son étude "Break Free From Bad Email". Estimant que les agences interactives ont pris de « mauvaises habitudes » en matière de communications basées sur l’envoi de courriers électroniques, le cabinet dénote un manque d’évaluation en amont, une tendance à solliciter trop fréquemment les internautes et une analyse insuffisante des réponses obtenues à la suite d’une campagne. Selon Forrester, le recours à l’e-mailing peut même être perçu comme un phénomène "d’addiction au marketing en ligne".
Le baromètre réalisé par Experian CheetahMail pour le quatrième trimestre 2007 confirme d’ailleurs que le marché français de l’e-mail marketing est arrivé à maturité.
Les annonceurs se montrant peu disciplinés, l’année 2007 a été marquée par une hausse globale des taux d’adresses invalides au sein des bases, notamment dans le secteur bancaire. Prospect et clients sur-sollicités, objets des messages manquant de pertinence : de nombreuses raisons peuvent expliquer la baisse des taux d’ouverture des e-mails et la progression du taux de désabonnements, ces tendances laissant penser que les internautes se sentent saturés d’e-mails commerciaux.
Seule nouvelle réellement encourageante pour l’e-mailing : la réactivité des campagnes ne faiblit pas. Plus d’un ouvreur d’e-mail commercial sur cinq clique sur un lien présent dans le message.
Source : L’Atelier et Le Journal du Net
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