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En cet été 2010, 2 axes se développent pour « vendre » une destination aux touristes : faire participer les habitants du pays, et nouer des partenariats. Mais si les Islandais jouent le jeu, les Australiens sont plus réticents. Quant aux partenaires, ils peuvent se montrer très exigeants…

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Pour éviter que l’éruption du volcan Eyjafjallajokull ne tourne au désastre touristique, le gouvernement islandais a appelé la nation à se mobiliser durant une heure sur internet, début juin. Les 320 000 habitants de l’Islande étaient invités à envoyer des messages au monde entier, décrivant à toutes leurs connaissances personnelles et professionnelles ce qu’ils préfèrent dans leur pays.
Cet « appel au peuple » s’inscrit dans le cadre d’une campagne baptisée « Inspired by Island » pour soutenir l’industrie touristique. Durant l’heure de mobilisation nationale, des dizaines de milliers de cartes virtuelles ont ainsi été envoyées à partir du site de la campagne (http://www.inspiredbyiceland.com/). Et dans les jours suivants, le clip officiel (ci-dessous), mettant en scène les Islandais de façon dynamique et originale, a été vu 500 000 fois.
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BBC
La Floride s’emploie à démontrer que les plages et les sites touristiques ne sont pas frappés par la marée noire (au moment où nous écrivons ces lignes…). L’enjeu est d’importance : le tourisme rapporte chaque année 65 milliards de dollars à cet état américain.
La Floride a donc débloqué en urgence 2 millions de dollars pour lancer une grande campagne « Real People, Real Time, Real Florida ». Elle repose sur des spots télé. Et sur des webcams, accessibles depuis le site VisitFlorida.com (http://www.visitflorida.com/), afin de prouver en direct que les plages ne sont pas atteintes par la marée noire. À l’instar de l’Islande, la Floride incite aussi ses habitants à diffuser des images et des messages sur les réseaux sociaux pour décrire la réalité.
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Mediapost
Après l’éruption du volcan islandais, de nouvelles garanties sont apparues pour couvrir les touristes face à ce type de risque. L’Européenne d’Assurances, une compagnie spécialiste de l’assurance voyage, vient par exemple de lancer une offre pour faire face aux fermetures d’aéroport en cas de force majeure (avec des indemnités pour les frais de première nécessité, d’hébergement et de restauration). Sur le même principe, le voyagiste Empreinte a lui intégré, gratuitement, à son offre une garantie « Retour Impossible ».
Une autre forme d’assurances se développe : celles qui couvrent les touristes qui prennent des locations saisonnières. Elle est notamment proposée par le site Anyresa.com sous le nom « Pack Sérénité Vacances ». Cette assurance spécialement conçue pour les séjours en location protège entre autres contre la non-conformité du bien loué.
Europ Assistance lance par ailleurs cet été une assurance spécifique pour ceux qui partent pour des séjours au long cours. Baptisée « Evasio Grand voyage », cette offre répond à une tendance dans le monde du tourisme : de plus en plus de voyageurs, des retraités notamment, optent pour des vacances de plus de 3 mois à l’étranger.
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Tourmagazine.fr

L’office du tourisme d’Australie lance cette année sa troisième campagne de promotion en 4 ans. Les deux précédentes avaient été très mal accueillies par les Australiens, notamment celle de 2006 qui utilisait un slogan pour le moins iconoclaste : « So where the bloody hell are you ? » (« Mais où diable êtes-vous ? » pour en donner une traduction « soft »).
Voici donc cette année une campagne au ton moins agressif, baptisée « There’s nothing like Australia » (« Il n’y a rien de mieux que l’Australie ».) Principe de la campagne (assez proche de celle de l’Islande) : des Australiens présentent eux-mêmes aux touristes du monde entier la richesse et la beauté de leur pays. Et pour le clip de la campagne, ils viennent chanter la chanson « There’s nothing like Australia ».
Las, cette campagne a rapidement donné lieu à de nombreuses parodies, pas très subtiles, sur internet. Et les critiques fusent aussi sur le web pour reprocher au clip de faire passer les Australiens pour des « ploucs qui n’ont pas d’oreilles » (« tone-deaf bogans »).
Une des parodies

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Marketing Week
Ad Week
À New York, le tourisme se porte bien. 2010 pourrait même être une année record. Mais la ville s’inquiète de la chute de l’euro qui pourrait décourager des visiteurs. D’où une campagne de promotion pour soutenir l’industrie touristique, sur le thème « See more, be more ». Mais New York n’achète pas d’espace publicitaire pour la diffuser : la ville compte sur des partenariats, avec American Airlines, American Express, Travelocity, AT&T… Ce qui peut créer des situations étonnantes : durant les deux premières semaines de la campagne, l’accès au site d’information touristique de New York était réservé aux clients d’AT&T. Ceux qui utilisaient un autre opérateur n’avaient droit qu’à un message d’excuses…
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New York Times
VisitBritain, l’office du tourisme de Grande-Bretagne, a lui développé un partenariat avec la Premier League de football. Cela se traduit par un site (http://www2.visitbritain.com/en/campaigns/premier-league/index.aspx) où des footballeurs racontent ce qu’ils aiment en Angleterre.
D’après VisitBritain, le football est un axe efficace pour faire venir des touristes. Des études montreraient que 40 % des visiteurs aimeraient voir un match.
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Marketing Week
Fin mai, Atout France, l’agence de développement touristique de la France, a lancé une campagne sur un thème original : promouvoir le naturisme afin de séduire de nouveaux adeptes. On le sait peu, mais la France est le principal pays du naturisme, avec 2 millions de vacanciers naturistes par an, générant 3 000 emplois directs et indirects, et 250 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Sous le slogan « Nous, le naturisme, c’est notre nature », la campagne a été relayée dans la presse magazine (Psychologie magazine, Ulysse, Terre sauvage, Top Santé, Lonely Planet) et par des bannières sur internet.
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Tourmagazine.fr
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