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Tendances

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Les expériences digitales se déclinent en expériences physiques

1er mars 2012

Trouver le bon mix dans une stratégie multicanale demeure une question d’actualité. Pourtant friands de nouvelles technologies, les Français restent en quête de contacts physiques avec les marques.

Comment les marques réagissent-elles à ce besoin d’expériences concrètes ? Une tendance émergente : des consommatrices s’abonnent pour recevoir chaque mois une sélection de produits de beauté dans leur boîte aux lettres. Facebook et Google réfléchissent également aux interactions entre le « online » et le « offline ».

Un besoin d’expériences concrètes en réaction à la place grandissante des nouvelles technologies

Dans un article consacré aux stratégies digitales des marques, le Figaro note que « les Français, pourtant friands des nouvelles technologies, se sentent bien souvent agressés par la connexion à outrance ». « La place grandissante des nouvelles technologies dans la vie quotidienne suscite en réaction, chez les consommateurs, un besoin d’expériences concrètes et de contacts physiques », explique Rémy Oudghiri, directeur du département Tendances & Insights d’Ipsos, dont l’observatoire Trend Observer détecte chaque année les tendances qui vont se développer dans le futur.

Pour en savoir plus
- Le Figaro

S’abonner pour recevoir chaque mois une sélection de produits

Dans cette quête d’expériences concrètes, un nouveau concept de consommation est en train d’émerger : les « beauty box ». Des consommatrices s’abonnent pour recevoir chaque mois, dans leur boîte aux lettres, un coffret contenant une sélection de produits de beauté haut de gamme.
- Plusieurs box existent déjà sur ce créneau, comme la JolieBox ou la Glossy Box (qui compte environ 20 000 clientes payant chaque mois 13 euros pour recevoir leur coffret beauté. Lancée en décembre dernier, My Little Box (adopte un positionnement plus « lifestyle » : son coffret, à 15,50 euros mensuel, comprend aussi des livres de cuisine, du thé, un sac de yoga, etc.
- Ces coffrets fonctionnent sur le principe d’une « pochette surprise » que s’offrent les consommatrices pour se faire plaisir. « C’est un marché avant tout émotionnel, explique Fany Péchiodat, fondatrice de My Little Paris, qui commercialise My Little Boxhttp://www.mylittlebox.fr/. Ce que nous voulons, c’est créer un « magic effect », une minute d’excitation quand on ouvre la box après une longue attente, comme si notre cliente se sentait redevenir une petite fille. »
- Les abonnées peuvent commander en ligne d’autres exemplaires des produits qui leur ont plu. Elles sont aussi invitées à partager leur expérience sur les réseaux sociaux. Pour les marques, ces coffrets sont une aubaine, explique le Figaro qui a enquêté sur le phénomène : les box permettent de faire connaître de nouveaux produits, ou redécouvrir des classiques, à un public très ciblé.
- Ce concept d’abonnement à une sélection de produits semble devoir se développer. My Little Box prévoir de doubler son nombre de clientes dans l’année, une Glossy Box a été lancée pour les hommes, d’autres coffrets sont attendus sur le thème du maquillage, de la mode, de la cuisine…

Pour en savoir plus
- Le Figaro

Un premier magasin pour Google ?

D’après Bloomberg, Google envisagerait d’ouvrir son premier magasin à Dublin, dans les locaux de son siège européen. Google se refuse à le confirmer, mais il pourrait bien s’agir des prémices d’une nouvelle stratégie commerciale du moteur de recherche pour concurrencer Apple et ses Apple Stores.

À l’automne dernier, Google avait déjà lancé à Londres un premier « corner » éphémère dans un magasin de PC (en photo) afin de commercialiser des Chromebooks (des ordinateurs portables avec le système d’exploitation de Google).

Pour en savoir plus
- Business Week

Des cartes de visite Facebook

En partenariat avec une start-up britannique, Facebook propose de créer des cartes de visite bien réelles, en papier, reprenant des éléments du profil sur le site communautaire. Ce service, baptisé Facebook Cards , s’adresse entre autres à des entrepreneurs qui souhaitent faire le lien entre leurs réseaux online et offline.

Pour en savoir plus
- The Guardian

Un magazine féminin réalisé avec des blogueuses

Les éditions Jalou (L’Officiel, Jalouse, L’Optimum…) vont lancer en mai 2012 un magazine print semestriel, d’environ 300 pages vendu 5€ en kiosque, en collaboration avec des blogueuses, sélectionnées autour de thèmes « lifestyle » (mode, culture, people, style…)

Le 23 février dernier, France Culture a aussi lancé une revue trimestrielle, de 192 pages, au tarif de 14,70 euros, en association avec l’éditeur Bayard. Baptisé France Culture Papiers, le magazine comprend une sélection d’articles réalisés à partir d’émissions de la radio publique, retranscrites, éditorialisées, illustrées et enrichies.

Pour en savoir plus
- Veille Brand Content et Veille Brand Content

Target part en lutte contre le « showrooming »

Les relations entre le virtuel et le réel, le online et le offline, ne sont pas toujours simples à gérer. Ainsi, le distributeur américain Target ne veut plus que ses magasins soient utilisés comme des show-rooms, les clients venant y examiner les produits, avant de comparer les prix et de les Target vient donc d’envoyer une lettre à ses fournisseurs en leur demandant de lui fournir dorénavant des produits que les « pure players » sur internet n’auront pas le droit de commercialiser. Tous les grands distributeurs américains commencent à souffrir de ce phénomène de « showrooming ».

Pour en savoir plus
- Les Minutes Marketing et The Wall Street Journal