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Le « Do it yourself », une opportunité pour les marques

6 juin 2013

« Do it yourself ». Littéralement, « faites-le vous-même ». Le phénomène se développe chez les consommateurs : ils peuvent ainsi combiner recherche d’économies et expression de leur créativité. C’est le moteur de secteurs comme la décoration, le bricolage, la cuisine… C’est aussi une opportunité relationnelle et commerciale pour les marques qui réussissent à accompagner cette tendance.

Le « Do it yourself », une opportunité pour les marques

Les Commis : tous les ingrédients d’une recette de chef livrés à domicile

Le site lescommis.com repose sur un principe simple : livrer, sur Paris et sa banlieue, tous les ingrédients permettant de réaliser des recettes élaborées par des chefs. Ces ingrédients sont frais, déjà lavés, découpés, dosés. Il n’y a plus qu’à les cuisiner, avec l’aide de fiches pratiques détaillées.

-  Conçue pour être réalisée en moins d’une heure, la formule entrée-plat-dessert est à 20 € par personne. Un kit complet pour épater ses convives en cuisinant comme un chef.

Plus d’infos :
- le site Les Commis testé par Paris Première

Une épicerie allemande vend ses produits par recette

Sur un principe équivalent au site Les Commis, l’épicerie Kochaus à Berlin présente ses produits par recette. Installé dans le quartier branché de Shöneberg, le magasin dispose les ingrédients en vente sur une vingtaine de tables, avec à chaque fois un panneau qui explique le plat à réaliser.

-  Entrées, salades, soupes, plats végétariens, viande, poisson, desserts… Les plats changent chaque jour, pour un menu complet compris entre 10 et 20 euros, nécessitant une heure de préparation au maximum.

-  Les ingrédients sont vendus avec un fascicule permettant de reproduire chez soi la recette. Et pour se perfectionner, la boutique propose des cours de cuisine le vendredi. On peut également y réserver un cours privé, pour cuisiner en couple ou entre amis.

Plus d’infos :
- Idées locales

Au Brésil, un chariot propose des idées de recettes en fonction du rayon où se trouve le consommateur

Au Brésil, la mayonnaise n’est utilisée, la plupart du temps, que dans les sandwichs. Pour développer ses ventes, la marque de mayonnaise Hellmann’s s’emploie donc à proposer de nouveaux usages, de nouvelles recettes aux consommateurs. L’an dernier, elle avait mis en place un système qui imprimait sur les tickets de caisse des recettes en fonction des achats effectués. Œufs, légumes, pommes de terre, poissons… Autant d’ingrédients qui, associés à la mayonnaise Hellmann’s, permettent de créer une recette, aussi simple soit-elle.

-  Cette année, la marque a équipé les chariots d’un supermarché d’écrans vidéo « intelligents » : ils détectent (par RFID) les aliments vendus dans le rayon où se trouve le consommateur. Et en fonction des produits à portée de main, ces écrans proposent une recette, utilisant naturellement la mayonnaise Hellmann’s.

-  Une idée originale qui permet d’imaginer de nouvelles interactions sur le point de vente entre une marque et ses clients.

- L’opération présentée en vidéo :

Plus d’infos :
- Wonderful Brands

Plus qu’un autocuiseur, Seb vend des bons petits plats à préparer chez soi

Pour faire la promotion de son autocuiseur Clipso Chrono, Seb a mis en ligne fin avril une série de vidéos présentant des recettes à la fois appétissantes, raffinées et simples à réaliser. Wrap d’agneau, Chicken basquaise, Bourguiburger… Les recettes sont expliquées en moins de deux minutes, sur un mode très esthétique et néanmoins très pédagogique.

-  C’est un succès : moins d’un mois après leur mise en ligne sur Youtube, chacune des vidéos a été vue près de 120 000 fois. L’autocuiseur y est très peu présent, mais il apparaît clairement comme l’ustensile-clé permettant de réussir ces bons petits plats.

- La recette du Wrap d’agneau :

Plus d’infos :
- LSA

Ateliers bricolage et déco, en magasins et sur le web

40 % des visiteurs des grandes surfaces de bricolage ressortent des magasins sans avoir fait un seul achat. Les raisons en sont nombreuses, mais il y a notamment la peur de se lancer et le manque de connaissances pour mener à bien son projet.

-  Pour faciliter le passage à l’acte, et in fine l’achat de ses produits, Leroy Merlin propose depuis longtemps dans ses magasins des ateliers de bricolage. Comme le montre la photo ci-dessus, on y apprend en petits groupes à poser du carrelage, du parquet flottant, à faire de la plomberie, etc. Les sessions sont payantes, mais le prix est très modique : 15 € le cours de 3 heures

-  De son côté, Castorama va jusqu’à proposer en magasin des coaching déco individualisés, pour trouver les bonnes couleurs, les bonnes idées d’aménagement… À partir de 30 € la demi-heure

-  Ces dernières années, la plupart des enseignes de bricolage ont aussi ouvert leur chaîne sur YouTube pour diffuser des vidéos pédagogiques. Le nom de la chaîne de Castorama est d’ailleurs très explicite : « Lancez-vous ». Elle contient plus de 300 vidéos, aussi diverses que « Monter une cloison en béton cellulaire », « Poser un carrelage mural » ou « Aménager un placard ».

Plus d’infos :
- LSA

Lowes’s donne des astuces en 6 secondes grâce à Vine

Vine ? C’est une application liée à Twitter qui permet de partager de petites vidéos sur le réseau social. Ces vidéos sont très courtes, d’une durée maximale de 6 secondes, et tournent en boucle. Vine s’est notamment illustrée en avril dernier quand la Maison Blanche y a posté une vidéo de Barack Obama

-  Lowe’s, une chaîne de distribution américaine spécialisée dans le bricolage et le jardinage, s’est lancée sur cette nouvelle plateforme. Elle a mis en ligne une série de films donnant des conseils domestiques. Réalisées en stop motion (image par image), ces vidéos expliquent en quelques secondes comment retirer une vis abîmée grâce à un élastique (voir ci-dessous), enlever une étiquette avec un sèche-cheveux, nettoyer ses couteaux avec du jus de citron, etc.

-  Très graphiques, ces petits films sont aussi très pratiques. Ici, il n’y a rien à vendre. Juste attirer l’attention sur Lowe’s sur les réseaux sociaux, et valoriser l’enseigne sur le terrain du « Do it yourself ».

Plus d’infos :
- Com Gom