En Ile-de France, des ruches sur les toits de La Poste
En novembre, 100 000 abeilles, réparties dans 3 ruches, ont pris leurs quartiers sur les 17 000 m2 du toit de la plate-forme industrielle courrier (PIC) de Créteil (Val-de-Marne). Fournis par le Syndicat national de l'apiculture, ces ruchers accueillent des abeilles d'une variété réputée douce et productive.
La Poste a prévu de distribuer à ses clients la 1ère récolte de miel, qui devrait intervenir durant le printemps 2012. Un apiculteur référent surveille les abeilles et transmettra progressivement son savoir à 3 postiers apiculteurs bénévoles qui s'occuperont eux-mêmes des ruches d'ici 2 ans.
Auparavant, en octobre, c'est la DOTC de Paris-Sud qui a inauguré la ruche installée sur le toit de son immeuble. Une association locale a participé à l'installation de cette ruche qui accueillera 60 000 abeilles et des formations ont été proposées aux postiers lors de l'inauguration.
Ces 2 opérations interviennent après la mise en place de 4 ruches sur le toit de La Poste du Louvre : 180 000 abeilles issues du Luxembourg devraient y produire un minimum de 100 kilos de miel par an. La 1ère récolte est prévue pour l'été 2012.
A Paris, plus de 400 ruches sont ainsi disposées sur des bâtiments publics et privés. Tout d'abord installées sur l'Opéra Garnier, le Grand Palais et dans des jardins comme du Luxembourg, les ruches se multiplient désormais.
Ces opérations sont réalisées dans le cadre de la campagne lancée il y a 4 ans par le Syndicat national de l'apiculture, sur le thème "L'abeille partenaire de la biodiversité". Car l'habitat urbain semble être un lieu de vie plus propice aux abeilles.
Le recours aux pesticides et autres produits phytosanitaires est moindre en ville, voire nul pour des mairies comme celles de Paris. Les abeilles y trouvent des conditions de vie plus faciles, avec une température un peu plus élevée, une grande diversité de plantes, et une période de floraison plus longue du fait de cette diversité et du renouvellement constant des parterres de fleurs. La mortalité des abeilles est de 3 à 4 % en ville, contre 30 à 40 % à la campagne.
