Vidéo La Poste XIIe rencontre des présidents des CDPPT Mardi 18 octobre 2011 Table ronde : Performance économique et modernité publique - La Banque Postale Participent à la table ronde : Philippe WAHL, Président du directoire de La Banque Postale Françoise DESCAMPS-CROSNIER, maire de Rosny s/Seine, membre de l'Observatoire Martine SURREL, maire, Présidente CDPPT Rhône Jean TONNELLIER, conseil général et Président de la CDPPT de Mayenne Dominique ROUSSET Il s'est produit un grand nombre d'événements, au sein de La Banque Postale ces derniers mois, dont certains très récemment. Aussi, pourriez-vous opérer un point sur ces changements récents ? Philippe WAHL La Banque Postale a été très active dans la période récente. Avant d'évoquer la question du financement des collectivités locales, je souhaite revenir sur ce qui représente le cœur de La Banque Postale. Je rappelle que nous sommes avant tout une banque de détail, ouverte au grand public, qui traite de l’ordre de 28 millions de clients. Nous ouvrons ainsi quelque 350 000 comptes par an et nous équipons des millions de clients de produits permettant de protéger leur famille et de financer leurs projets. En 2011, la réussite du crédit à la consommation de La Banque Postale se confirme. Le produit a désormais pris ses racines dans notre réseau. Il est vendu par les postiers et cela représente un vrai succès. Nous sommes ainsi en avance sur le budget prévisionnel. Le lancement de l'assurance dommage (multirisques habitation, assurance auto) dans l'ensemble du réseau repose sur l'objectif d'avoir plus de 150 000 contrats d'assurance avant la fin de l'année, alors qu'il n'en existait pas un seul en début d'année. Je vous annonce que nous allons lancer, avant la fin de l'année, l'assurance santé, qui permettra aux familles de disposer d'une couverture santé. Aussi, l'activité bancaire est extrêmement dynamique. Elle est dirigée vers les particuliers. Le crédit à la consommation connaît une bonne avancée commerciale, de même que les assurances dommages et le crédit immobilier. Sur l'épargne, nous connaissons un peu plus de difficulté, car l'assurance-vie, sur l'ensemble des clients, souffre actuellement. Or, nous sommes l'un des grands commercialisateurs de l'assurance-vie de la CNP. Aussi, notre banque est avant tout une banque de masse, traitant des millions de clients et elle en est fière. Par ailleurs, notre banque est une banque de services publics. Aussi, au-delà de l'aménagement du territoire, nous sommes la banque de l'accessibilité bancaire, qui accueille tous les Français et qui possède 95 % parts de marché sur les grands marginaux de notre pays. Cela représente une fierté pour les postiers et La Banque Postale et un élément clé de notre identité. Nous sommes la seule banque à accueillir les oubliés de la croissance et les clientèles fragiles. Au cœur de notre projet stratégique, nous souhaitons redéfinir les services et l'accueil des clientèles fragiles. Nous sommes à l'œuvre avec six grandes organisations, que vous connaissez qui s'occupent de ces clients fragiles : ATD, Emmaüs, Secours populaire, Secours Catholique, Croix Rouge et l'ADIE. En effet, nous pensons que le service public bancaire ne peut pas, face à la désocialisation et la misère sociale, agir seul. La Banque Postale est aussi une nouvelle banque, la « petite dernière », sur le terrain des entreprises. Depuis le 5 septembre dernier, l'Autorité de contrôle prudentiel, qui notre « gendarme », si j'ose dire, nous a accordé son feu vert pour lancer une offre de financement aux personnes morales. Cela signifie que depuis la semaine dernière, des professionnels, commerçants, artisans, PME et certaines associations ont en main des offres de crédits de La Banque Postale. Nous n'avons pas encore à ce jour et à cette heure signé notre premier crédit de personne morale, mais il s'agira d'une signature importante, notre premier client personnes morales à se voir octroyer un crédit bail mobilier de La Banque Postale. Vous constatez qu'en termes d'avance stratégique, La Banque Postale entre dans un nouveau domaine, celui des personnes morales. Françoise DESCAMPS-CROSNIER Dans le cadre des zones prioritaires, La Banque Postale, intégrée dans les bureaux de poste, bénéficie des investissements et de l'accompagnement social envisageables dans le cadre des ZUS. Sur l'accompagnement social, nous disposons d'un grand nombre de partenaires (écrivains publics, interprètes, etc.). Aussi, que peut apporter la nouvelle direction de l'économie sociale et locale dans la vie de nos concitoyens ? Philippe WAHL Il existe des clientèles sociales ou fragiles et nous avons une action directe pour elles, dans le cadre du service public d'accessibilité bancaire et dans le cadre des actions menées avec les six associations citées ci-dessus. Par ailleurs, la Direction d'économie sociale et locale, que nous venons de créer et qui est dirigée par Serge Bayard, s'adresse pour sa part au secteur coopératif, aux associations, aux bailleurs sociaux et à toute cette économie non directement concurrentielle, qui est très importante dans les villes et les quartiers. Françoise DESCAMPS-CROSNIER Il est vrai que La Banque Postale est la banque des associations et d'une grande partie des bailleurs sociaux. Philippe WAHL Nous considérons que nous ne sommes pas encore suffisamment la banque des bailleurs sociaux et des associations. Nous souhaitons, et cela s'adresse à tous les élus et responsables présents dans la salle, que les associations nous confient davantage de leurs liquidités et de leurs trésoreries. En effet, nous sommes leur banque naturelle et nous leur offrirons des produits adaptés. Pour nous, les associations de quartier ou de ruralité représentent un territoire naturel. Françoise DESCAMPS-CROSNIER Il s'agit par ailleurs de personnes morales aussi, cela contribue au développement mené auprès des personnes morales. Philippe WAHL Tout à fait ! Martine SURREL Je suis Présidente de la CDPPT du Rhône, mais aussi Présidente des maires ruraux du Rhône aussi, j'ai hérité de la commission départementale de la présence postale. Depuis douze ans, j'assiste à la réunion de la CDPPT aussi, je dispose d'une certaine ancienneté. Je voudrais remercier Jacques SAVATIER et Pierre HERISSON, pour le travail réalisé au sein des commissions au niveau national. Au niveau départemental, nous avons une commission qui fonctionne bien dans le Rhône, car nous avons été élevés à la manière de Michel SAGARZAZU ! Dans le Rhône, nous travaillons sur quatre points particuliers : • La disparition des boîtes jaunes. En effet, celles-ci disparaissent sans que nous en soyons réellement avertis. • Le développement des relais postes. Vous avez déclaré, Monsieur le Président BAILLY, qu'il fallait positiver. Nous allons en effet positiver lorsque des comptes seront rendus sur les relais postes et qu'il sera constaté qu'il faut en créer. Il faut en effet que des relais postes soient créés dans le Rhône. • Les DAB. Sur les cinq critères (le canton, le bureau de poste, la faisabilité technique, l’attractivité de la commune et la présence de la concurrence), je considère que le dernier d'entre eux se discute, de même que l'avant-dernier. En termes de faisabilité technique, il m'a toujours été déclaré dans les services de l'État que rien n'était impossible aussi, le DAB EST réalisable ! Concernant les bureaux de poste, je considère qu'il faut positionner les DAB ailleurs que dans les bureaux de poste, pour les intégrer dans les agences postales ou dans un point attractif de la commune. En effet, les communes qui acceptent volontairement de passer en agence postale, cela représente un peu la double peine d'apprendre qu'elles se transforment et n'auront pas de DAB. Dominique ROUSSET Cette dernière remarque avait déjà été soulevée ce matin. Philippe WAHL Nous sommes évidemment très soucieux de vous écouter sur ce sujet des DAB GAB. Depuis février 2010, nous avons réalisé ce qui nous était demandé par l'État, à savoir implanter 32 nouveaux DAB. Le sujet d'actualité porte sur la création de nouveaux DAB. Je pense que la bonne méthode, concernant les DAB, repose sur le dialogue et le diagnostic partagé dans les territoires. Il ne faut pas entrer en contradiction entre une demande de GAB et la persistance d'un bureau de poste. En effet, si le DAB prend l'ensemble des flux de retraits d'argent et de communication entre nos clients et les personnes du bureau de poste, la situation est contradictoire et doit être partagée entre nous. Aussi, nous sommes à votre écoute et les CDPPT ont été créés dans cette intention. Il n'est pas possible d'évacuer les difficultés et il existe des critères à respecter. Nous devons par ailleurs couvrir nos coûts et les DAB, lorsqu'ils connaissent moins de 5 000 transactions par mois, nous coûtent de l'argent. Moins ils connaissent de transactions, plus ils nous coûtent. Il est vrai qu'il existe un fonds pour cela toutefois, il faut que ce dernier réponde à des implantations économiquement justifiées et de besoins en termes d'aménagement de territoire. Aussi, il faut partager les critères et nouer un dialogue ensemble. Jean TONNELLIER La CDPPT s'attache à la situation de Sainte-Suzanne, ville touristique, qui a été dynamisée par le maire et les commerçants. Le tourisme est désormais devenu un élément moteur de Sainte-Suzanne. Toutefois, La Poste a refusé une première fois l'installation d'un DAB dans cette ville. La CDPPT s'est réunie une nouvelle fois et a insisté pour que La Poste intervienne concernant l'installation d'un DAB. Dominique ROUSSET Il s'agit d'un cas intéressant, Philippe WAHL, car le public concerné par le DAB n'est pas présent de manière constante, mais représente tout de même 150 000 visiteurs. Philippe WAHL Nous n'allons pas instruire cette demande en direct, car cela ne serait pas sérieux et pourrait être démagogique. Toutefois, je peux d'ores et déjà indiquer que sur les 150 000 visiteurs de Sainte-Suzanne, il faudrait que 60 000 d'entre eux utilisent notre GAB pour que ce dernier devienne rentable. Aussi, il faut voir si nos intérêts peuvent converger et étudier le dossier plus précisément. S'il n'y avait pas la présence de ces 150 000 visiteurs, nous n'évoquerions même pas le projet d'implantation d'un GAB. En effet, en dessous de 5 000 utilisateurs du GAB par mois, nous perdons beaucoup d'argent. Jean TONNELLIER Je comprends très bien vos propos. En tant que conseiller général de la Mayenne, le Conseil général est intéressé, car il est propriétaire du château de Sainte-Suzanne. Échanges avec la salle Christian MIGRAINE, CDPPT de la Seine-Maritime Pourquoi ne vous appuyez-vous pas sur la recherche pour proposer un produit qui, technologiquement, résoudrait tous les problèmes ? Philippe WAHL La Banque Postale dispose aujourd'hui, sur le territoire national, de 6 300 GAB. Dans notre plan stratégique, nous avons décidé d'en ouvrir 600 de plus et 700 TLS (ou GAB internes en bureaux de poste). Nous sommes sans doute aujourd'hui le premier client d'Électronique Serge Dassault à développer cela. Si ce groupe ne parvient pas à nous fournir des automates plus rentables, nous n'avons pas d'autres solutions. Une fois encore, tant qu'il n'existe pas 60 000 passages par an, ce genre d'automates n'est pas rentable. Vanik BERBERIAN Quel est le solde entre les comptes ouverts et les comptes fermés, à La Banque Postale ? Par ailleurs, est-ce que les charges de fonctionnement de vos DAB sont comparables à celles de la concurrence bancaire ? Philippe WAHL Les DAB de postiers ne sont pas plus chers ni moins chers que ceux des concurrents. Toutefois, les concurrents n'ont pas l'intention d'en déployer dans les zones d'aménagement du territoire. Aussi, toute la pression repose sur nous. Par ailleurs, le solde entre les comptes ouverts et les comptes fermés est positif. Antoine COROLLEUR, Président de la CDPPT, Finistère Dans une commune de 6 000 habitants, La Poste a intégré un DAB à l'intérieur du bâtiment aussi, en dehors des heures d'ouverture, il ne peut pas être utilisé. Cela représente un inconvénient sur le nombre de transactions enregistrées. Sur une autre commune de 3 000 habitants, La Poste a refusé d'installer un DAB aussi, un concurrent bancaire a installé, juste en face de La Poste, son DAB. Je pense que si cela n'était pas rentable pour La Poste, cela ne devrait pas l'être plus pour l'établissement bancaire qui a installé ce DAB. Aussi, je me pose des questions. Philippe WAHL Il s'agit de situations qui peuvent se produire. Toutefois, je suis ravi que certains concurrents ouvrent des DAB non rentables. Cela représente plutôt une bonne nouvelle ! Président de la CDPPT des Yvelines Ma ville compte 13 000 habitants et nous nous étonnons que le bureau de poste n'ait pas de DAB, alors que toutes les autres agences bancaires en ont. Certaines d'elles ouvrent même un deuxième DAB indépendant dans des petits centres commerciaux. Aussi, je ne pense que ces établissements bancaires travaillent tous à perte. Martine SURREL Je voudrais signaler que nous n’évoquons pas seulement des questions de rentabilité, mais aussi l'aménagement du territoire. Or, dans le Rhône, un bureau desservant des zones rurales est amélioré et cela est tout à fait normal. Toutefois, il est annoncé qu'un DAB sera ouvert dans ce bureau, alors qu'il en existe déjà cinq dans la commune. Aussi, là je dis « non ! » Nous ne sommes pas dans l'aménagement du territoire et il faut chercher une autre manière d'agir. Je me suis ouvert de ce problème au préfet de région, qui m'a chargé, sur le Rhône, de collecter les noms de communes susceptibles de recevoir des DAB dans des bâtiments publics. Je pense que le résultat de cette étude pourrait être intéressant. Françoise DESCAMPS-CROSNIER Concernant le niveau minimum en termes de nombre d'habitants pour pouvoir installer un DAB, je considère que cela dépend du contexte local et géographique. Je suis pour ma part maire d'une commune d'un peu plus de 5 000 où un DAB s'avère très rentable. Président de la CDPPT de l'Yonne À propos de Sainte-Suzanne, je ne pense pas que l'objectif premier du touriste est d'aller chercher de l'argent dans un DAB situé sur un lieu de visite. Il faut être prudent avec les DAB. En effet, dans les communes rurales et très éloignées, il existe des problèmes de sécurité très importants. Jean TONNELLIER Je ne suis pas un rêveur ! Je connais une commune de 2 000 habitants qui compte pourtant trois DAB dans son périmètre. Par ailleurs, je ne partage pas tout à fait vos propos. En tant que touriste, je peux avoir besoin de monnaie. Dominique ROUSSET Nous allons évoquer désormais les toutes dernières actualités avec vous, M. WAHL. Philippe WAHL Le sujet du financement des collectivités locales s'est hissé au top des sujets d'actualité. Le groupe La Poste y est directement impliqué. Nous sommes une banque publique de service public aussi, il était logique que l'État nous demande de s'intéresser à ce problème, qui est majeur. Il existe en effet aujourd'hui un risque d'impasse de financement pour les collectivités territoriales. De fait, les besoins dépassent les capacités des banques à les financer, en tout cas en 2011. Aussi, pour éviter d'atteindre cette impasse d'ici la fin de l'année, il a été décidé de faire appel au fonds d'épargne de la Caisse des Dépôts. Il existe donc un problème structurel dans l'économie française, concernant le financement de l'ensemble des projets de vos collectivités. Par ailleurs, il existe un problème conjoncturel sur la situation très difficile de l'ancien leader historique de ce marché (Dexia). Il était donc conforme à notre mission, de défense de l'intérêt public et conforme à nos valeurs de s'intéresser à ce sujet. Par ailleurs, cela est conforme à notre intérêt, à la condition de changer, avec la Caisse des Dépôts, le modèle de financement des collectivités locales, en intelligence avec les collectivités. Cela sera bénéfique pour les clients et La Banque Postale. Aussi, l'intérêt public et économique de La Banque Postale nous a placés au cœur de ce projet. Ce projet est très simple, avec trois sujets à traiter : le passé, l'avenir et le financement. • Le passé, c'est DEXIA et non La Banque Postale. La Banque Postale ne gérera pas les encours sains ni les encours douteux, ni davantage les emprunts toxiques de DEXIA. En effet, cela revient aux actionnaires de DEXIA et à cette structure. Aussi, le passé sera géré par une structure qui s'appellera « Dexia Crédit Local » et existera durant les quinze années à venir, pour gérer l'amortissement progressif des 55 Mds d'emprunts que DEXIA a passés avec les collectivités locales. • Le futur des collectivités locales, en revanche, devient notre affaire et cela nous intéresse, avec le partenaire historique et naturel des collectivités locales, à savoir la Caisse des Dépôts, qui nous accompagnera dans notre filiale commune. Nous disposerons de 65 % de celle-ci et nous serons son opérateur ; la Caisse des Dépôts de 35 %. Aussi, le futur repose sur cette filiale relevant de La Banque Postale et de la Caisse des Dépôts. • Concernant le financement, nous avons fondé notre démarche sur deux principes très simples : les dépôts de nos clients particuliers ne serviront pas à financer les collectivités locales. Celles-ci seront financées grâce à un véhicule de financement qui, aujourd'hui, appartient à DEXIA et sera à l'avenir contrôlé par la Caisse des Dépôts et des Consignations, qui possède de trois A pour son rating. Aussi, il s'agira du meilleur véhicule de financement utilisable en France. Nous aurons au démarrage 5 % du capital de ce véhicule de financement. La Caisse des Dépôts en aura pour sa part 65 % aussi, elle le contrôlera ; Nous nous servirons de ce véhicule pour financer les collectivités locales. L'ancien modèle est en crise et les collectivités sont perturbées par des emprunts toxiques qui leur coûtent plus cher que la dette levée. Nous ne voulons plus de ce modèle. Nous allons proposer au marché, à l'occasion d'une grande consultation lancée vis-à-vis de vous et de toutes les formes de collectivités territoriales de notre pays, trois principes de financement : • La Banque Postale, avec la Caisse des Dépôts, n'offrira que des produits simples. Nous refuserons les produits trop sophistiqués, dotés par exemple de francs suisses ou de dollars américains. Il n'y aura pas d'indice de changes dans les financements de La Banque Postale. • Nous adosserons l'ensemble de nos produits de financement en liquidités. Ainsi, si un maire souhaite un financement sur dix ans, nous lui proposerons un produit sur dix ans, avec le prix adapté. Le produit sur 20 ans sera plus cher que celui offert sur dix ans. Si le maire souhaite un produit sur 30 ans, nous lui expliquerons que ce produit n'existe pas. Nous n'avons pas l'intention de perdre de l'argent sur ces produits. Je pense que cela est dans l'intérêt de nos clients que nous gagnions raisonnablement de l'argent dans ce domaine, car cela permet de créer un véritable partenariat équilibré et sérieux. Tel est le modèle que nous avons l'intention de développer dans les semaines à venir, qui devrait être disponible à la fin du premier trimestre 2012.