La Poste réaffirme son engagement en matière de qualité de vie au travail

Le syndicat professionnel des médecins de prévention de La Poste (SPMPP) a adressé au président du Groupe, Jean-Paul Bailly, un courrier dans lequel il s'alarme d'une forte "dégradation de la vie au travail" au sein de l’entreprise et de ses conséquences pour les postiers. Cette lettre a été publiée sur le site du Télégramme de Brest et ses conclusions largement reprises jeudi 3 juin dans les médias.

Interrogée par Le Télégramme, la directrice de la prévention de la santé et de la sécurité au travail de La Poste, Pascale Duchet-Suchaux, a contesté ce diagnostic. Elle a rappelé que les 300 000 collaborateurs de La Poste étaient le reflet assez exact de la population française et qu’ils pouvaient rencontrer les mêmes difficultés.

Dans sa réponse au SPMPP, Georges Lefebvre, délégué général et directeur des ressources humaines et des relations sociales, a rappelé que La Poste, engagée dans de nombreux chantiers de modernisation et d’amélioration de la relation client, préserverait son modèle social. Et ce modèle repose "sur le développement de la qualité de vie au travail, l’accompagnement attentif des personnes concernées par des réorganisations, le respect et la considération des personnes". Un effort de formation très important est engagé pour intégrer l’impact humain en amont des projets. Les managers, à commencer par le comité exécutif, sont formés à la conduite du changement dans l'entreprise pour limiter au maximum les risques psychosociaux.

La Poste réaffirme son engagement en matière de qualité de vie au travail

Ecoutez Jean-Paul Bailly , président du groupe La Poste, en déplacement en Haute-Savoie aujourd’hui pour l’inauguration d’un établissement réagir à l’actualité et s’exprimer sur la politique de La Poste en matière de qualité de vie au travail (mp3, 6,78 MB)

Par ailleurs, La Poste a mis en place une stratégie de prévention de ces risques. Elle s’est dotée en 2008 d’un observatoire de la santé, présidé par un conseil scientifique rassemblant des experts unanimement reconnus*. Ce conseil permet à La Poste de bénéficier d’un regard extérieur à l’entreprise sur sa politique de prévention santé, indispensable à la bonne gouvernance de son action. Déployé au sein de chaque métier, il a pour vocation de responsabiliser le management et de sensibiliser les collaborateurs aux enjeux liés à la santé.

Aujourd’hui, chaque directeur d’établissement fait sa propre évaluation des risques psychosociaux. Et les médecins de prévention, à l'occasion du bilan de santé qui a lieu tous les deux ans pour chaque collaborateur, font désormais remplir un questionnaire pour évaluer les niveaux de stress, d’anxiété voire de dépression des postiers et identifier les personnes devant bénéficier d’une prise en charge médicale.

L’objectif final de ce dispositif est de mesurer, sur la base d’indicateurs précis, les principaux facteurs de risque de stress et la pertinence des actions menées. Les premiers résultats de cette évaluation sont attendus pour la fin juin.

Enfin, un accord sur la santé et la sécurité au travail est en cours de négociation avec les partenaires sociaux. Il pourrait aboutir avant l’été.

* Les professeurs William Dab, François Bricaire, Alain Cantineau, Régis Mollard, Damien Léger, Jean-Pierre Brun, les docteurs Marie-France Hirigoyen et Bernard Laumon.

 

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